arcandier

    Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

    Français[modifier le wikicode]

    Étymologie[modifier le wikicode]

    (Siècle à préciser) Déverbal de arcander.

    Nom commun [modifier le wikicode]

    Singulier Pluriel
    arcandier arcandiers
    \aʁ.kɑ̃.dje\

    arcandier \aʁ.kɑ̃.dje\ masculin (pour une femme, on dit : arcandière)

    1. (Centre) (Vieilli) Petit commerçant qui fait tous les métiers ; travailleur qui peine à obtenir des bénéfices.
    2. (Par extension) (Argot) Trafiquant ; escroc ; bonimenteur.
      • On dit qu’il a vendu à un « arcandier » qui fait la brocante, la statue en bois de saint Georges terrassant le dragon… Il paraît que ça se vend cher en grand’ville, toutes ces bondieuseries du vieux temps… — (Jean-Louis Boncoeur, Le Diable aux champs, Fayard, 1981)
      • Il a fait ses classes, bonneteau aux puces de Saint-Ouen, baron d’une bande d’arcandiers de son espèce, pas des mauvais gars, des mectons qui pensent à plat, autant que les biftons qui les obsèdent. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
    3. (Île-de-France) (Vieilli) Petit agriculteur qui louait ses bras chez de gros exploitants.
    4. (Berry) (Champagne) Mauvais ouvrier.
      • Mon grand père agriculteur (région de Troyes) né en 1880 appelait arcandier, un homme qui semblait incapable de faire un travail sérieusement; En fait ce n’était pas un ouvrier mais plutôt un traine savate.
    5. (Bourgogne) Mauvais ouvrier. Passe du temps et dépense de l’énergie pour au final ne pas faire grand chose.
      • Tout arcandier que je suis, je n’ai jamais vu homme si bien entouré que moi ! — (Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, page 285)
      • Un beau travail d’arcandier : Un travail mal fait.
    6. (Par extension) Joyeux drille.
      • « Ton oncle, ma guéline, c’est un bel homme. Un bon arcandier, pour sûr.»
        Il doit « trôler » avec des femmes, cet homme du devoir. C’est du propre !
        — (Colette, Claudine à Paris, 1901, éditions Albin Michel, 1960, page 149)

    Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

    Traductions[modifier le wikicode]

    Prononciation[modifier le wikicode]

    Anagrammes[modifier le wikicode]

    Références[modifier le wikicode]