bailler belle

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    Français[modifier le wikicode]

    Étymologie[modifier le wikicode]

    (Siècle à préciser) → voir bailler et belle

    Locution verbale [modifier le wikicode]

    bailler belle \ba.je bɛl\ intransitif (se conjugue → voir la conjugaison de bailler)

    1. (Familier) Vouloir faire croire.
      • Ah ! saperlipopette, Monsieur, vous me la baillez belle ! Vous dites qu’on ne croit plus à rien ! Mais jamais, à aucune époque, on n’a cru à tant de billevesées, de bourdes, de mensonges, de sottises, d’absurdités qu’aujourd’hui. — (John Ruskin, Notes du chapitre I de La Bible d’Amiens, traduction par Marcel Proust, Mercure de France, 1904, page 142)
      • — La femme, pour moi, ç’‬a toujours été l’argent.
        — Tu me la bailles belle. Tu ne pourrais pas rester cinq minutes avec une femme que tu n’aimerais pas.
        — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
      • Quoi, dira-t-on, vous nous la bâillez belle avec ces grands mots ! Ils ne sont pas de votre encre. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
      • Non : ce que je reproche surtout à l’U.R.S.S., c’est de nous l’avoir baillé belle en nous présentant la situation des ouvriers là-bas comme enviable. — (André Gide, Retouches à mon « Retour de l’U.R.S.S. », 1937)
      • J’en appelle à Bacchus ! À Bacchus j’en appelle !
        Le tavernier du coin vient d’me la bailler belle.
        De son établiss’ment j’étais l’meilleur pilier.
        Quand j’eus bu tous mes sous, il me mit à la porte.
        — (Georges Brassens, L’épave)

    Synonymes[modifier le wikicode]

    Traductions[modifier le wikicode]

    Prononciation[modifier le wikicode]