barguigner

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Date à préciser) De l’ancien français bargaignier. Du latin médiéval barcaniare, faire du commerce[1]. Le verbe anglais to bargain (« marchander ») découle du mot bargaigner [2].

Verbe[modifier]

barguigner \baʁ.ɡi.ɲe\ intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Familier) Hésiter, avoir de la peine à se déterminer, particulièrement quand il s’agit d’un achat, d’une affaire, d’un traité.
    • Plus d’un grand personnage sacrifierait sans barguigner la moitié de ses paysans, la moitié de ses terres, […], pour posséder l’estomac du monsieur de la moyenne noblesse. (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, p. 81)
    • A quoi bon tant barguigner et tant tourner autour du pot ? (Molière, Monsieur de Pourceaugnac, acte I scène 7)
    • Y a pas à barguigner : il faut vieillir ou mourir jeune. (Catherin Bugnard, La Plaisante Sagesse lyonnaise, Audin, 1920)
    • Et pour montrer la galantise de nosdits Sauvages, ils ne marchandent point volontiers, et se contentent de ce qu'on leur baille honnetement, meprisans et blamans les façons de faire de noz mercadens qui barguignent vne heure pour marchander vne peau de Castor. (Marc Lescarbot, Histoire de la Nouvelle-France, 1612)
  2. (Canada) Marchander, offrir un prix inférieur à celui demandé. Hésiter, se décider difficilement.

Synonymes[modifier]

Marchander (2) :

→ voir marchander et barguiner

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Traductions à trier[modifier]

Prononciation[modifier]

Paronymes[modifier]

Références[modifier]