bartavelle

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XVIIIe siècle) De l’occitan bartavèla, apparenté à verterelle, du latin vertibula (« vertèbre ») qui, du sens de « vertèbre, ce qui tourne » a évolué vers celui de « crécerelle » ; l’oiseau est ainsi nommé à cause de son chant qui ressemble au bruit d'un loquet. Le traitement du v initial devenu b révèle un mot originaire du Sud-Ouest[1].
« Il est encore une espèce de perdrix rouge qu'on appelle bartavelle, parce que son chant est uniforme et monotone et qu'on l'a comparé au taquet d'un moulin, qui, en provençal, se nomme bartaveo. D'après cette explication du nom de la bartavelle, la racine en serait le lat. vertere, tourner. » — (Joseph Lavallée, La Chasse à tir en France)

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
bartavelle bartavelles
\baʁ.ta.vɛl\
Alectoris graeca.jpg

bartavelle \baʁ.ta.vɛl\ féminin

  1. (Ornithologie) Espèce proche de la perdrix rouge, plus grosse que les perdrix ordinaires.
    • On voyait s’enlever par compagnies les « tinamous, » sorte de bartavelles particulières aux Pampas. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
    • Si c’était Tarascon !… Trrr !… Il y a longtemps qu’on l’aurait faite, la trouée ! » Et pendant que Paris s’étranglait avec son pain d’avoine, ces messieurs vous avalaient de succulentes bartavelles arrosées de bon vin de papes, et luisants, bien repus, de la sauce jusqu’aux oreilles, ils criaient comme des sourds en tapant sur la table : « Mais faites-la donc, votre trouée… » Et qu’ils avaient, ma foi, bien raison ! — (Alphonse Daudet, La défense de Tarascon, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 62.)
    • C’étaient des perdrix, mais leur poids me surprit : elles étaient aussi grandes que des coqs de basse-cour, et j’avais beau hausser les bras, leurs becs rouges touchaient encore le gravier. Alors, mon cœur sauta dans ma poitrine : des bartavelles ! Des perdrix royales ! — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957)
  2. (Pêche) (Désuet) Sorte de filet, nasse de jonc.

Variantes[modifier le wikicode]

Synonymes[modifier le wikicode]

Hyperonymes[modifier le wikicode]

(simplifié)

Traductions[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]