blabla

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : bla-bla

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

D’une onomatopée apparue dans les salles de rédaction en 1920 avec le sens de « bavardage, verbiage sans intérêt, fait de parler pour ne rien dire ». Actuellement l’expression à la mode, c’est le  Bla Bla Bla .Cette onomatopée tripartite, inventée par Paul Gordeaux désigne les expressions ampoulées et conventionnelles qui permettent au ministère de nous entretenir d’espoirs chimériques. Les lecteurs les plus éveillés du canard se demandent parfois si leur journal ne tombe pas dans un bla bla bla à rebours qui n’a pas fini de les émerveiller ! Canard Enchainé 20 avril 1946. Pierre Bénard popularisera ce mot dans le journal le 18 octobre 1933). Les politiciens on toujours été de grands inventeurs de mots rébarbatifs. Les journalistes aussi, d’ailleurs battons notre couple [sic : coulpe]. C’est a l’un de nous, Paul Gordeaux, a qui revient le meilleur néologisme du demi siècle : Blablabla qui connut aussitôt le succès, la fortune que l’on sait […][1]
Peut-être [1] en rapport avec blaguer au sens de « dire des propos ridicules ou des mensonges ». Attesté dès 1937 dans Bagatelles pour un massacre de Céline.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
blabla blablas
\bla.bla\

blabla \bla.bla\ masculin (orthographe rectifiée de 1990)

  1. (Familier) Flux de paroles inutiles ou incohérentes, discours creux.
    • (...) je les rapporte telles qu'elles se sont passées . Sans broderies, sans ornements, sans blablabla ... page 4 ligne 9 des "Contes de madames" préfacé par Marcel Pagnol imprimé pour les éditions des 4 vents sur les presses de G Desgrandchamps le 25 Juin 1946 O.C.T310034 N° Editeur 68 N° Imprimeur 776 dépôt légal 1946.( Paul Gordeaux "Contes de Madame")
    • Quel lecteur peut avaler et comprendre un tel blabla? et Sagnard l’a-t-il compris et avalé lui-même? C’est avec des traductions de ce type que les Gnostiques sont encore aujourd’hui méprisés et ignorés — quand ils ne sont pas pris pour de simples imaginatifs! — (Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, tome I, « L’hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 159)
    • C'est un gang d'hypocrites ! Menteurs un jour, menteurs toujours ! Ils changeront jamais. Tout le temps des cachettes, des belles explications pour se justifier, du blabla, du blabla... pas autre chose que du blabla. — (Robert Maltais, Le Curé du Mile End, Québec Amérique, 2009, p.251)

Variantes orthographiques[modifier]

Synonymes[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Traductions[modifier]

Références[modifier]

Voir aussi[modifier]