branler

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(Date à préciser) De l’ancien français brandeler (« agiter, secouer »), issu (toujours en ancien français) de brant (« fer de l’épée, grosse épée »), lui-même issu du germanique brand (« tison »), → voir brandir et brandon.

Verbe[modifier | modifier le wikicode]

branler \bʁɑ̃.le\ transitif 1er groupe (conjugaison) (pronominal : se branler)

  1. Mettre en branle ; mettre en mouvement ; agiter.
    • La mère Malard, branlant son bonnet noir, en a avalé les « Ave Maria » qu’elle bavotte à mi-voix, au long des heures, pour la conversion des pécheurs. (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, p. 20)
  2. (Québec) Bouger, se dandiner.
    • Ces enfants n’osent branler devant leur père, ils sont dans une crainte, dans une contrainte continuelle devant lui.
  3. (Par extension) (Vulgaire) Travailler. En général utilisé à la négation.
    • Ce bon à rien avait du temps mais comme il n’a rien branlé, il reste encore la moitié du boulot à faire.
  4. (Vulgaire) Masturber, caresser le sexe d’une personne (en général un homme) pour lui procurer du plaisir.
    • Elle l’a branlé longuement et puis il a joui.
  5. (Intransitif) Être en branle, en équilibre instable.
    • Tu croyais fouler le sol ferme, une piste — une pissate — te fier à son gazon honnête, il branle au même instant, la vase qu’il dissimule fait irruption à la surface, gargouille, emplit ta chaussure de sa rouille putride. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Ce plancher branle.
    • La tête lui branle.
    • Les dents lui branlent.
  6. (Pronominal) (Vulgaire) Se masturber, faire des mouvements de va-et-vient avec sa main sur son pénis ou son clitoris.
    • Pardon, fit-elle drôlement. Ne sais-tu pas que toutes les pucelles se branlent ? (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, ch. IV, René Bonnel, Paris, 1926)
    • Mais je vais trop vite : « paille » pour paja, très bien. Traduction littérale. Mauvaise traduction, cependant. Car para, hacerse una paja, « se faire une paille », veut dire se branler. C’est coton, en tout cas, de rendre la richesse du langage populaire de Manglano, qui disait : « Después de la sopa de pasa, una siesta : la dicha, macho. A tocarse la picha, ¡ la gran paja ! » (Jorge Semprún, Le Mort qu’il faut, 2001, p. 158-159)
  7. (Pronominal) (Argot) Prendre du plaisir à travailler ou réfléchir sur un sujet supposé sans réel intérêt.
    • Il s’est branlé sur l’étude de la culture des navets au Paraguay.
  8. (Pronominal) (Vulgaire) Ne pas s’intéresser à quelque chose.
    • Je m’en branle de tes problèmes.

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Apparentés étymologiques[modifier | modifier le wikicode]

Expressions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]