butor

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIIe siècle) Probablement du latin buteo (« buse ») et taurus (« taureau ») du fait de son cri qui rappelle un mugissement. Le mot buteo avait déjà le sens péjoratif d’« homme stupide » dans l’Antiquité. Le mot ne semble pas avoir de rapport avec buté.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
butor butors
\by.tɔʁ\
Butor étoilé (Botaurus stellaris)

butor \by.tɔʁ\ masculin (pour une femme on dit : butorde)

  1. (Ornithologie) Nom courant d’oiseaux proches du héron qui vivent dans les marécages et qui forment le genre Botaurus, de la famille des ardéidés, en particulier le butor étoilé.
    • Un chapelet de petits étangs brillait entre le promeneur et la forêt, et des butors s'y disputaient aigrement. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Châtiment des Foyle, 1934)
    • Mais ni le lendemain, ni le surlendemain, je ne revis le butor et je décidai de l’abandonner à la solitude des Relongues. — (Freddy Tondeur, Camargue secrète, 1963)
  2. Individu mal élevé, grossier, brutal et stupide.
    • Mais voyez cette maladroite, cette bouvière, cette butorde, cette … — (Molière, La Comtesse d'Escarbagnas, 1671)
    • Arlequin.— Eh bien, monsieur, mon commencement va bien ; je plais déjà à la soubrette.
      Dorante.— Butor que tu es !
      — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
    • Le Vicomte : Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule !
      -Cyrano, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter : Ah ? Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule de Bergerac.
      — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897)
    • La lettre était aimable. N'y pas répondre par le bonjour qu'elle demandait, ce serait d'un rustre, d'un butor.— (Jean Richepin, La Glu, édition de 2010 chez José Corti (originale de 1881), page 218)
    • Je lui offris une cigarette à bout doré. Il en accepta une. Son camarade, un butor au faciès polyédrique, au nez cassé, aux pommettes saillantes, tendit sa main velue vers mon étui, s’empara des onze cigarettes qui restaient et les glissa sans rien dire dans la poche de sa veste de cuir. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 153)

Dérivés[modifier le wikicode]

Synonymes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]