caudelée

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : caudelee

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Il semble que ce mot aie deux étymologies différentes : de cauda (« queue ») qui donne caudiaux (lait en conserves) ; du patois « puls calida », du latin calidus (« chaud ») (boisson chaude, bouillie) comme le toscan gaude.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
caudelée caudelées
\ko.dle\

caudelée \ko.dle\ féminin

  1. (Désuet) (Normandie) Conserve de petit-lait maigre surie, restes de laitages conservés dans une barrique, comme le serat, en vue de faire de la soupe dite « soupe de caudelée ». (L. Du Bois) « ou soupe à caudé » (cf sens 2).
    • en soupe aux choux assaisonnée avec de la caudelée.
    • Ils conservent, en hiver, le lait caillé dans une tinette et on le désigne alors par le nom de caudelée, la caudelée se mange sous forme de potage. — (Constantin Dapontès, Ephémérides Daces ou chronique de la guerre de quatre ans (1736-1739))
    • Je croyais que la caudelée, dont je connaissais bien le nom, n’était autre qu’une soupe de lait aigre, mais lait de 2 ou 3 jours, séparé de sa crème et de sa caséine, ce que nous appelons, dans la région de Domfront, du lait , « béklé », ou encore une soupe de lait de baratte — (F. Gidon, cité par le Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie)
  2. Bouillie à base de lait en conserve et de farine ; soupe à base d’œufs en omelette, de farine et de lait.
    • C’est la coutume en basse Normandie de faire bouillir de temps en temps un chaudron plein de toute sorte de lait, où ils mettent un peu de farine, ce qui compose une espèce de bouillie qu'on appelle caudelée, en langage du pays. — (« La Caudelée », in : Contes à rire et aventures plaisantes , 1881)
    1. Bouillie de maïs.
      • on appelle Gaudes, la farine de maïs ou blé de Turquie, et l’espèce de bouillie que l’on en prépare. Les Italiens donnent à cette dernière le nom de Polenta. Le mot gaudes ne doit point être confondu avec celui de gaude : le premier vient du mot latin calidus, d’où l’on a fait caudelée, c’est à-dire chaudelée, pour désigner une espèce de bouillie, parce que celle préparée avec la farine de maïs, se fait, à la campagne, dans des chaudières, et se sert chaude. — (Mémoires de l’Académie des sciences)
  3. (Par extension) Brouet, qu’on offrait aux nouveaux mariés le jour ou le lendemain de leurs noces en certaines régions de France.

Variantes[modifier le wikicode]

Quasi-synonymes[modifier le wikicode]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  • Dr Gidon, Sur l’ancien usage en France du surissage alimentaire : caudiaux ( « conserve de lait aigre ») de la Basse-Normandie et acor jucundus de Pline, Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie Société des antiquaires de Normandie, 1937 (T45). [lire en ligne]