condottiere

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : condottière

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

De l’italien condottiero (sens identique) dérivé de condotta (« troupe de soldats loués ») et apparenté à une racine qui signifie « conduire ».

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
condottiere
\kɔ̃.dɔ.tjɛʁ\
ou \kɔ̃.dɔ.tje.ʁe\
condottieres
\kɔ̃.dɔ.tjɛʁ\
condottieri
\kɔ̃.dɔ.tje.ʁi\

condottiere \kɔ̃.dɔ.tjɛʁ\ ou \kɔ̃.dɔ.tje.ʁe\ masculin (orthographe traditionnelle)

  1. (Histoire) En Italie, au Moyen Âge, chef de mercenaires qui louait ses services de guerre à un prince, à une république, et parfois se saisissait du pouvoir dans une cité conquise.
    • […] ; piquez-le avec votre lance, de Bracy, dit-il à un chevalier qui était près de lui, et qui commandait une troupe de libres compagnons ou condottieri, c’est-à-dire de mercenaires n’appartenant à aucune nation spéciale, mais qui s’attachaient temporairement au prince qui les payait. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
  2. (Figuré) Homme qui conduit ses entreprises ou sa vie d’une manière conquérante et avec panache.
    • Âme de condottiere, imbu comme son maître français Georges Sorel du préjugé de la violence seule créatrice, voila quinze ans qu’à son pays rêvant d’expansion coloniale Mussolini a prêché les vertus guerrières. — (Victor Margueritte, Avortement de la S.D.N., 1936)
    • Mais il est une chose que ce vieux condottiere, ce fin connaisseur de l’humanité n’a pas apprise et que personne ne veux apprendre : à savoir, lutter contre les spectres. — (Stefan Zweig, Joseph Fouché, Grasset, 1969, page 264)
  3. (Figuré) Aventurier.

Variantes orthographiques[modifier]

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]