courtine

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Xe siècle), cortine ; (XVIe siècle), comme terme de fortification. Du latin cortina (« rideau »).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
courtine courtines
\kuʁ.tin\

courtine \kuʁ.tin\ féminin

  1. (Mobilier) Rideau servant à dissimuler ou à décorer un lit.
    • Et tout ce qu’il vit, c’est que les courtines de son lit étaient closes, et que, pour sûr, elle était dedans. — (George Sand, François Le Champi, 1847)
    • Il ferait beau voir qu'un grand coquin comme moi se prélassât sous les courtines, tandis qu'une fillette comme vous dormirait sur la dure. Ce serait le monde renversé ! — (Maurice Sand, Raoul de la Chastre: aventures de guerre et d'amour, Paris : chez Michel Lévy frères, 1865, page 277)
    • Il y avait du même côté un second lit un peu plus petit, lui aussi demi-clos de courtines. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925)
    • J’avais capturé de mon séant, dans l’ombre de mes courtines, ce furtif papillon […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • Parce que j’avais trop chaud l’été sous les courtines de reps du grand lit. — (Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913 ?)
  2. (Vieilli) (Religion) Tenture disposée derrière un autel.
  3. (Fortification) Mur ordinairement rectiligne, reliant deux bastions.
  4. (Argot) (Sports hippiques) Au pluriel : les courses hippiques.
    • Pendant des années, j’ai fréquenté les courtines. Je ne suis pas un flambeur invétéré, mais tout de même, il ne me déplaît pas d’exercer ma sagacité à la recherche d’un outsider [sic]. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXI, Série noire, Gallimard, 1956, page 190)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

  • courtine sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg

Références[modifier le wikicode]