couvre-feu

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Composé de couvre, forme du verbe couvrir, et de feu.

Nom commun [modifier le wikicode]

(orthographe traditionnelle)
Invariable
couvre-feu
\ku.vʁə.fø\
(orthographe rectifiée de 1990)
Singulier Pluriel
couvre-feu couvre-feux
\ku.vʁə.fø\
Une patrouille du couvre-feu arrête des noctambules, dans une ville occupée à onze heures le soir, durant la guerre franco-prussienne.

couvre-feu \ku.vʁə.fø\ masculin invariable (orthographe traditionnelle)

  1. (Militaire) Signal sonné par le clairon ou la trompette chaque soir pour l’extinction des feux.
    • Sonner le couvre-feu.
  2. (Vieilli) Coup de cloche qui, dans certaines villes, marquait l’heure de rentrer chez soi et d’éteindre feu et lumière.
    • Un soir, au moment où le couvre-feu sonnait à tous les beffrois de Paris, les sergents du guet, s'il leur eût été donné d'entrer dans la redoutable cour des Miracles, auraient pu remarquer qu'il se faisait dans la taverne des truands […]. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, page 219, Eugène Hugues à Paris, 1832)
    • La nuit, des avenues sans lumières ; un silence hargneux, interrompu seulement par des sonneries d’église ; et tous les soirs, à dix heures, la grosse cloche de Saint-Pierre sonnant le couvre-feu sur une ville déjà aux trois quarts endormie plutôt d’ennui que de lassitude. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 65)
    • On avait beau les prévenir que l’heure du couvre-feu était sonnée, plongés dans une douce somnolence, les mynheers vous regardaient en dodelinant de la tête et faisaient la sourde oreille. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
    • Chaque soir, lorsque sonnait le couvre-feu, les chiennetiers lâchaient les dogues hors des murs et malheur à qui rôdait alors à travers les grèves où les navires étaient échoués à mer basse, […]. — (Henri-Georges Gaignard, Connaître Saint-Malo, éd. Fernand Lanore, 1973, page 160)
  3. (Par extension) Interdiction à la population de sortir de chez soi à partir d’une certaine heure, décrétée par une autorité.
    • Le couvre-feu ! répéta-t-il, oui, le couvre-feu, qui force les honnêtes gens à éteindre leurs lumières, afin que les voleurs et les bandits puissent travailler dans les ténèbres ; oui, le couvre-feu ! — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
  4. Ustensile de cuivre, de terre cuite ou de fer qu’on mettait sur le feu pour le conserver pendant la nuit.

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]