criaillerie

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1580) Dérivé de criailler avec le suffixe -erie.

Nom commun [modifier]

criaillerie \kʁi.a.jʁi\ féminin (pluriel à préciser)

  1. (Familier) Action de criailler.
  2. (Figuré) Cris, plaintes répétées sur des sujets de peu d’importance.
    • La criaillerie téméraire et ordinaire, passe en usage, et fait que chacun la mesprise : celle que vous employez contre un serviteur pour son larcin, ne se sent point, d’autant que c’est celle mesme qu’il vous a veu employer cent fois contre luy, pour avoir mal rinsé un verre, ou mal assis une escabelle (Montaigne, Essais, Livre II, chap. XXXI)
    • En dépit des criailleries de Reubell, l’Assemblée passa au vote et adopta la motion de Dupont à la presqu’unanimité. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • La misère, quoi qu’on en pense, n’incite pas au crime : elle engendre tout au plus […] d’aigres et soudaines criailleries, aboutissant parfois à un simulacre de bagarre que l’ombre du premier flic venu suffit à réprimer. (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • […] il ne m’est certes pas indiffèrent de m’assurer que les auteurs des textes fondateurs du christianisme […] s’exprimaient en hébreu. Quelles que soient, aient été et puissent être les criailleries — fort performantes jusqu’ici — des « grécistes », j’affirme qu'il faut désormais abandonner la thèse d’une rédaction originellement grecque (voire araméenne) de ces textes et constater, sans le moindre doute permis, leur appartenance globale à la littérature juive-hébraïque. (Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, tome I, « L’hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 271)

Apparentés étymologiques[modifier]


Traductions[modifier]

Références[modifier]