dévouement

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

→ voir dévouer et -ment

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
dévouement dévouements
/de.vu.mɑ̃/

dévouement /de.vu.mɑ̃/ masculin

  1. Le fait de s’investir pleinement dans une action, souvent au profit des autres.
    • Ton dévouement a été sublime, mon garçon, et il nous a sauvés ; […]. (Jules Verne; Cinq semaines en ballon.)
    • Le dévouement de Martine avait profondément touché le jeune prince, et maintenant il l’aimait autant qu’il en était aimé. (Charles Deulin, Martin et Martine)
    • Pendant une année entière, il avait soigné la marquise avec le dévouement le plus entier. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832)
    • […]; le respect de la personne humaine, la fidélité sexuelle et le dévouement pour les faibles constituent les éléments de moralité dont sont fiers tous les hommes d'un cœur élevé; - c'est même très souvent à cela que l'on réduit la morale. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.340)
    • En somme, il appartenait à la race qui avait fait l’Angleterre et l’Amérique ce qu’elles étaient. […] : sa personne constituait simplement un individu agressif, doué d’un sens aigu de l’appropriation, sans aucun sentiment de la cohésion de l’État, sans loyauté, sans dévouement, sans code d’honneur et même sans code de courage. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 - Traduit en 1910 par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, p.83, éd. 1921)
    • Il est mort le 12 juillet 1935, dans une retraite sereine, entourée de sa vaillante compagne, modèle de dévouement et de courage, et de ses enfants. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  2. (En particulier) Action de s’exposer à un grand péril ou à une mort certaine, par humanité, par patriotisme, etc., ou de se sacrifier à autrui ou à une idée, à un sentiment.
    • L'année dernière seulement, un de ces actes de dévouement s'étant passé sous les yeux du commissaire de la marine, ce brave marin a reçu la médaille qu'il méritait à tant de titres. (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L'Archipel de Chausey, souvenirs d'un Naturaliste, La "Revue des Deux Mondes", tome 30, 1842)
    • Le dévouement du chevalier, pour la défense de Rébecca, fut exagéré au-delà de toutes les limites, non seulement de la prudence, mais encore du zèle chevaleresque le plus frénétique ; […]. (Walter Scott, Ivanhoé, Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
  3. (Antiquité) Acte religieux des anciens par lequel un citoyen s’offrait volontairement aux divinités infernales pour faire retomber sur sa tête le malheur dont la république se croyait menacée.
    • Le dévouement de Codrus et celui de Décius sont célèbres dans l’histoire.

Variantes orthographiques[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]


Références[modifier | modifier le wikicode]