Aller au contenu

dormir

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
(Date à préciser) Du moyen français dormir, de l’ancien français dormir, du latin dormīre.
Lithographie représentant une femme à moitié dénudée en train de dormir (1)

dormir \dɔʁ.miʁ\ intransitif, parfois transitif 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. (Intransitif) (Physiologie) Se reposer dans un état inconscient, de sommeil.
    • […] tout le monde dort, essaie au moins de dormir […].  (Guy de Maupassant, Mademoiselle Fifi)
    • Nous dormîmes honteusement jusqu’à huit heures, et je ne sais combien de temps nous aurions prolongé cette grasse matinée, si l’hôtesse n’était venue nous apporter le café, […].  (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 94)
    • À l’âge qu’il avait, le sommeil ne perd jamais ses droits, et, en dépit de ses préoccupations et des inquiétudes du lendemain, il dormit aussi bien que dormit le grand Condé, la veille de la bataille de Rocroy.  (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, page 5)
    • Elle savait que la belle au Bois dormant reçut le Prince dans son lit, qu’on « leur tira le rideau » et qu’« ils dormirent peu », sans que l’auteur les plaigne.  (Pierre Louÿs; Les aventures du roi Pausole, 1901)
    • Ils devaient être épuisés de fatigue, car ils dormaient profondément, l’un près de l’autre, allongés, les bras collés au corps, comme des cadavres.  (Octave Mirbeau, Le Colporteur, 1886)
    • […] je vis toute la famille de mon hôte, une vingtaine de personnes, dont une dizaine d’enfants, qui dormaient, serrés les uns contre les autres, sur des nattes de pandanus.  (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Et ils continuent de giberner, mais un tel sommeil s’était emparé de moi que je m’en allai dormir dans la grange.  (Władysław Stanisław Reymont, Pèlerinage à Czestochowa, L’Âge d’Homme, 1984, page 21)
  2. (Transitif) Vivre un rêve, une sieste… en état de sommeil.
    • Saül but de l’eau du ruisseau, s’étendit à l’ombre du grenadier et dormit un rêve comme rafraîchi du vol, tout près de sa face, d’oiseaux frais et soyeux.  (Gustave Kahn, Terre d’Israël, 1933)
    • Marie dort une sieste.  (Anne-Marie Brousseau, Emmanuel Nikiema, Phonologie et morphologie du français, 2001)
    • Le vieux Pontife dormait sa sieste après-midi, lorsque le général Cervoni vint lui annoncer qu’il n’était plus souverain temporel.  (François Rohrbacher, Franz Hülskamp, Hermann Rump, Histoire universelle de l’église catholique, 1849)
    • Est-ce que les heures dormies avant minuit sont plus efficaces?  (site fr.answers.yahoo.com)
  3. (Intransitif) (Sens figuré) Être immobile ou avoir un mouvement imperceptible.
    • J’ai vu, le soir, des fermes plates blotties dans le silence et, sous la lune, c’étaient des paysages d’argent qui dormaient.  (Marguerite Burnat-Provins, Le Livre pour toi dans la bibliothèque Wikisource Article sur Wikisource, LXXXV. « J’ai traversé cette plaine », E. Sansot et Cie, 1907, page 175)
    • Quand tout dort encore, les larges avenues de Carpentras voient affluer des amoncellements d’asperges, de petits pois, de pomme de terre, de cerises et de fraises.  (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Cette toupie dort, elle tourne si vite que le mouvement en est imperceptible.
  4. (Sens figuré) (Par euphémisme) Gésir dans la mort.
    • On peut découvrir autour de l'église, à l'ombre de vieux hêtres et de vieux tilleuls, une tombe presque envahie par l'herbe. Quelques-uns des parents de Pasteur dorment sous la pierre où est gravée l'inscription très simple : « Ici reposent à côté les uns des autres… »  (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 6)
  5. (Par extension) (Sens figuré) Se taire ou être tu, confiné dans un long silence.

Proverbes et phrases toutes faites

[modifier le wikicode]

Apparentés étymologiques

[modifier le wikicode]

Vocabulaire apparenté par le sens

[modifier le wikicode]

Prononciation

[modifier le wikicode]
  • dormir sur l’encyclopédie Wikipédia
  • dormir sur le Dico des Ados

Références

[modifier le wikicode]
Du latin dormire. (c. 1100) se dormir.

dormir *\Prononciation ?\

  1. Dormir.
  2. (Pronominal) Dormir.

Dérivés dans d’autres langues

[modifier le wikicode]

Références

[modifier le wikicode]
Du latin dormire.

dormir

  1. Dormir.
    • D’aquest’amor sui cossiros
      Vellan puei sompnhan dormen :
      Quar lai ai joi meravalhos,
      Per qu’ieu la jau jausitz jauzen.
       (Jaufré Rudel, Quan lo rossinhols el folhos, (transcription tirée de Michel Zink, Les Troubadours - une histoire poétique, 2013, p. 152))

Références

[modifier le wikicode]
Du latin dormīre dormir »).

dormir \duɾˈmi\ 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. Dormir.

Prononciation

[modifier le wikicode]
Du latin dǒrmīre dormir »).

dormir \doɾ.ˈmiɾ\ intransitif 3e groupe (voir la conjugaison) intransitif ou transitif

  1. Dormir.
    • Duerme tú, que naciste para dormir […] -- Dors-toi, toi, qui es né pour dormir […]. (Miguel de Cervantes Saavedra, Don Quijote de la Mancha)
  2. Endormir.

dormirse \doɾ.ˈmiɾ\ 3e groupe (voir la conjugaison) pronominal

  1. S’endormir.

Prononciation

[modifier le wikicode]
Du latin dormīre dormir »).

dormir \dɔr.ˈmir\ (voir la conjugaison)

  1. Dormir.
Du latin dormīre dormir »).

dormir \duɾˈmiː\ (graphie normalisée) 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. Dormir.

Variantes orthographiques

[modifier le wikicode]
Singulier Pluriel
dormir
\duɾˈmiː\
dormirs
\duɾˈmiːs\

dormir \duɾˈmiː\ (graphie normalisée) masculin

  1. Sommeil.

Vocabulaire apparenté par le sens

[modifier le wikicode]

Variantes dialectales

[modifier le wikicode]

Références

[modifier le wikicode]
Du latin dormīre dormir »).

dormir \doɾ.mˈiɾ\ (Lisbonne) \doɾ.mˈi\ (São Paulo) 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. Dormir.
    • Na penumbra da madrugada, um homem de rosto anguloso empurra em silêncio a porta de um quarto, o seu olhar cansado fixa uma cama que mal se vê e onde dorme uma mulher.  (Hervé Le Tellier, traduit par Tânia Ganho, A Anomalia, Editorial Presença, 2021)
      Dans la pénombre du petit matin, un homme au visage anguleux pousse en silence une porte de chambre, son regard fatigué fixe un lit qu’on devine à peine, une femme y dort.
    • “Meu caro Dom Casmurro, não cuide que o dispenso do teatro amanhã; venha e dormirá aqui na cidade; dou-lhe camarote, dou-lhe chá, dou-lhe cama; só não lhe dou moça.”  (Machado de Assis, traduit par Anne-Marie Quint, Dom Casmurro, Edições Câmara, Brasília, 2017)
      “Cher monsieur du Bourru, ne pensez pas que je vous dispense de théâtre demain ; venez et vous dormirez ici en ville ; je vous offre une loge, je vous offre le thé, je vous offre un lit ; mais je ne vous offre pas de fille.”
    • Volto à moça: o luxo que se dava era tomar um gole frio de café antes de dormir. Pagava o luxo tendo azia ao acordar.  (Clarice Lispector, traduit par Marguerite Wünscher, A hora da estrela, Editora Rocco Ltda., Rio de Janeiro, 2013)
      Pour en revenir à la jeune fille : avaler une gorgée de café froid avant de s’endormir – tel était son seul luxe, qu’elle payait d’aigreurs d’estomac au réveil.

Prononciation

[modifier le wikicode]

Références

[modifier le wikicode]
  • « dormir » dans le Dicionário Priberam da Língua Portuguesa.
  • « dormir », dans le Michaelis Dicionário Brasileiro da Língua Portuguesa.