eau-de-vie

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(XIVe siècle) . Du latin aqua vitae.
  • On attribue aux Arabes la découverte de l'art d'extraire l'alcool du vin et des autres boissons fermentées. Pendant longtemps, on n'employa qu'en médecine ce liquide qu'on croyait doué de propriétés merveilleuses et qu'on regardait comme une panacée universelle ; c'est ce qui justifie le nom d’aqua vitæ ou eau-de-vie qui lui fut donné par les alchimistes. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l'industrie dans le département des Ardennes, Charleville : E. Jolly, 1869, p.141)

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
eau-de-vie eaux-de-vie
\o də.vi\

eau-de-vie \o də vi\ féminin

  1. Boisson fortement alcoolisée, produit de la distillation d’un liquide faiblement alcoolisé.
    • […] ; leurs soldats étaient épuisés ; ils ne les avaient soutenus que par des distributions d'eau-de-vie faite à profusion, […]. (Général Antoine Chanzy, La deuxième armée de la Loire.)
    • Elle retrouva pourtant sa présence d’esprit pour aller atteindre, au haut d'une armoire, un bocal de mirabelles à l’eau-de-vie. (Émile Moselly, Terres lorraines)
    • D'abord la proximité des provinces petites-russiennes où, vous le savez, les eaux-de-vie se débitent librement ; quinze jours plus tard, je vous l'affirme, ce seront tous des soûlards invétérés. (Nicolas Gogol, Les âmes mortes (1842) ; traduction de Henri Mongault (1949))
    • Démentirez-vous ce fait désolant que, dans certaines fermes, l'ouvrier agricole touche une partie de son pauvre salaire sous la forme de bouteilles de blanche, c'est à dire d'eau-de-vie ? (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Marcoul ne peut s'abstenir de trinquer avec son sauveur. Il n'aime pourtant guère cet alcool lourd et râpeux, si dur au palais. Mais les Ardennais ne jurent que par cette eau-de-vie de grains. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • À la suite de diverses consultations, le 24 mai 1679, le roi défend « de porter de l'eau-de-vie aux bourgades des Sauvages éloignées des habitations françaises » et ce sous peine d'amende et, en cas de récidive, de punition corporelle. (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 1, « Des origines à 1791 », 2013, p. 227.)

Variantes orthographiques[modifier]

Synonymes[modifier]

Hyponymes[modifier]

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]