encore heureux

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

→ voir heureux

Locution adverbiale [modifier le wikicode]

encore heureux \ɑ̃.kɔʁ øʁø\

  1. Se dit pour présenter un fait qui atténue une situation jugée difficile.
    • Par réflexe, je tâtonne vers la poche de mon pantalon, mais mon portefeuille a lui aussi disparu. […]. Encore heureux que j'avais caché l'autre moitié de mon argent dans mon soutif ? — (Marie Lebey, Ballon de toi, Éditions Balland, 1987, chap. 14)
    • Il y a quelques semaines, j'écrivais une chronique sur la pertinence des Outgames, et je crois bien en avoir heurté quelques-uns, si j'en juge par le courrier que j'ai reçu. […] Encore heureux que l’on puisse se poser des questions et réfléchir dans la courtoisie et le respect. — (Le Devoir, 11 août 2006)
    • Ce merveilleux petit appareil a fait bien des jaloux dans mon train de banlieue. Bien calé dans mon siège, j'avoue que j'ai dû arborer un petit sourire en coin en observant mon voisin qui m'épiait du coin de l’œil avec envie lorsque je me suis mis à jouer à des jeux comme RayMan3 et les Sims. Encore heureux pour lui que je n’ai pas joué une partie de golf virtuel avec Tiger Wood. — (Le Devoir, 20 septembre 2004)
    • Encore heureux qu’il ait fait beau
      Et que la Marie-Joseph soit un bon bateau !
      — (S. Golmann, La Marie-Joseph, 1949, chanson interprétée par les Frères Jacques.
  2. (Absolument) Se dit pour introduire un fait auquel on aurait pu ne pas s’attendre compte tenu d’un contexte défavorable.
    • J'ai grandi dans les tergiversations de l’accord du Lac-Meech et de l’accord de Charlottetown. Quoi de moins inspirant? Et, encore heureux, j'ai réussi à l'époque à m’y intéresser! — (Le Devoir, 26-27 août 2006)
    • Concrètement, cela donne une cheffe de famille monoparentale […] qui n’a pas les moyens de se payer une gardienne […]; qui craint comme la peste les dépenses imprévues […]; qui ne peut se permettre de tomber malade car pas un chèque de paie ne rentrera; et pour qui planifier sa retraite relève de l’impensable. Encore heureux si elle arrive à payer le loyer, la nourriture, l'électricité… Quant à l’autobus, mieux vaut marcher : ce sera autant d'économisé! — (Le Devoir, 2 mai 2006)