entonner

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Verbe 1) (Siècle à préciser) Dérivé de ton avec le préfixe en- et le suffixe -er → voir détonner et tonner
(Verbe 2) (Siècle à préciser) Dérivé de tonne avec le préfixe en- et le suffixe -er → voir tonneau

Verbe 1 [modifier le wikicode]

entonner \ɑ̃.tɔ.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Mettre un air sur le ton.
    • Entonner les notes.
    • Entonner un air.
    • (Absolument) Bien, mal entonner.
  2. Chanter le commencement, les premières paroles d’une hymne, d’un psaume, d’une antienne, d’un air, etc.
    • En effet, l’anachorète et son commensal entonnaient, en donnant toute l’extension possible à leurs puissants poumons, une vieille chanson bachique. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Heureux comme un prince, il s’engagea dans le bois par le sentier de la Côte se tenant à quatre pour ne pas entonner son refrain favori. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les chanteuses, d'une voix chevrotante, entonnent une étrange mélopée: « Nous célébrons une fête pour nos seigneurs les esprits … ». — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
    • Un vieillard aux cheveux gris, le gardien de nuit, entonna une vieille chanson qu'aimaient chanter, avant la révolution, les gars de l'usine française, à Tsaritsyne. — (Vassili Grossman, Vie et destin, traduction de Alexis Berelowitch, L’Âge d'Homme, 1995)
    • À Scionzier, en août 1852, l'altercation se déroule dans l'auberge, […]. Quatre jeunes gens, tous fabricants de pignons de montre, entonnent « La République en Savoie règnera » au nez des carabiniers présents dans la salle. — (Sylvain Milbach, L'éveil politique de la Savoie: Conflits ordinaires et rivalités nouvelles (1848-1853), Presses universitaires de Rennes, 2008)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Verbe 2[modifier le wikicode]

entonner transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Sens propre) Verser un liquide dans un tonneau.
    • Entonner du vin, du cidre, du vinaigre, etc.
    • Il faut prendre garde que les futailles soient bonnes avant que d’y entonner le vin.
    • — On n’apprend qu’en s’amusant, répondis-je. L’art d’enseigner n’est que l’art d’éveiller la curiosité des jeunes âmes pour la satisfaire ensuite, et la curiosité n’est vive et saine que dans les esprits heureux. Les connaissances qu’on entonne de force dans les intelligences les bouchent et les étouffent. Pour digérer le savoir, il faut l’avoir avalé avec appétit. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 171.)
  2. (Figuré) Verser un liquide dans la bouche de quelqu'un.
    • La "Gazette de Pékin" nous fournit des renseignements sur le sort de certaines brus. Au cours de l’instruction d'un procès pour assassinat d'une jeune femme par sa belle-mère, on nous apprend que ladite belle-mère et la belle-sœur, après s’être lavé les pieds, lui ont entonné de force l’eau de leur bain, puis lui ont coupé la langue pour l’empêcher de parler. — (Émile Bard, Les Chinois chez eux, Paris : A. Colin et Cie, 1899)
  3. pronominal (Figuré) Pénétrer, s’engouffrer avec impétuosité.
    • Delorme prétend empêcher que le vent ne s’entonne dans les cheminées ouvertes pardessus, en faisant une languelle […] — (Gérard, L’art d'empêcher les cheminées de fumer, et de chauffer, Audin, 1828, page 51)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]