escarper

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XVIe siècle) De escarpe.

Verbe [modifier le wikicode]

escarper \ɛs.kaʁ.pe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’escarper)

  1. Couper droit de haut en bas, en parlant d’un rocher, d’une montagne, d’un fossé, d’une route, etc.
    • Quand, au contraire, la côte est élevée, la mer, qui n’y peut rien rejeter, y exerce une action destructive : ses vagues en rongent le pied et en escarpent toute la hauteur en falaise, parce que les parties les plus hautes se trouvant sans appui tombent sans cesse dans l’eau ; elles y sont agitées dans les flots jusqu’à ce que les parcelles les plus molles et les plus déliées disparaissent. — (Georges Cuvier, Discours sur les révolutions de la surface du globe, Librairie de Firmin Didot Frères, Paris, 1854)
    • C’est la nature du terrain qui a décidé Kutusof à refuser ainsi cette aile ; car ici le ravin, qui escarpe le plateau du centre, est déjà à sa naissance ; il est à peine un obstacle ; les pentes de ses rives sont plus douces, et les sommets propres pour l’artillerie sont éloignés de ses bords. — (Philippe-Paul de Ségur, Histoire de Napoléon et de la grande armée pendant l’année 1812, livre VII, chapitre 6, Renger, Libraire-Éditeur, Leipsic, 1846)
  2. (Pronominal) Devenir escarpé, raide, incliné.
    • Ces mêmes raisons détournèrent le maréchal de croire ceux qui lui proposoient de se mettre à Durckheim : cette petite ville ruinée et non tenable étoit bien au pied des montagnes, mais entre elles et l’endroit où les montagnes 's’escarpent et se couvrent, il y avoit un grand espace de terrain à passer plusieurs colonnes de front ; d’ailleurs, le marais qui auroit couvert l’armée étoit en figure de T dont la queue la séparoit. — (Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon, chapitre XXIII, Librairie de L. Hachette et Cie, Paris, 1865)
    • Le chemin s’escarpe, les arbres deviennent rares ; une bruyère glissante couvre le flanc de la montagne. — (François-René de Chateaubriand, Voyages en Amérique et en Italie, Ladvocat, 1827, p. 381)

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]