estacade

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Attesté au XVIe siècle, ce mot est :
tous deux rattachés à la racine indo-européenne stig (« piquer »).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
estacade estacades
\ɛs.ta.kad\

estacade \ɛs.ta.kad\ féminin

  1. (Marine) Sorte de digue faite avec de grands pieux plantés dans une rivière, dans un chenal, pour en fermer l’entrée, ou pour en détourner le cours, ou pour protéger les bateaux contre les débâcles.
    • L’estacade, étageant ses madriers, ses contreforts de cathédrale gothique, et le pont de Constantine, léger, se balançant comme une dentelle sous les pieds des passants.  — (Émile Zola, La Curée, 1871)
    • […] et déjà nous accostions à l’estacade du bois de la Chaise, un bois de pins tristes et d’yeuses superbes, aux troncs tordus, au feuillage presque noir. — (Octave Mirbeau, Notes de voyage, dans La vache tachetée, 1918)
    • Les flancs chatouillés par un clapotis égrillard, la petite pirogue, le cayuco d'acajou, se dandinait le long d’une fragile estacade à l’extrémité de laquelle s’élevait une sorte de guérite intime. — (Jacques Perret, Ernest le rebelle)
  2. (Marine) Barrière flottante formée d'un ensemble de radeaux, de câbles, de dromes ou de chaînes, destinée à bloquer l’entrée d'un port, ou d’une rade.
  3. (Architecture) Dispositif destiné à protéger les piles d’un pont des corps flottants.
  4. (Chemin de fer) Plate-forme à partir de laquelle on chargeait le combustible des locomotives à vapeur.


Traductions[modifier le wikicode]

Paronymes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

  • estacade sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg

Références[modifier le wikicode]