et ta sœur

    Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
    Voir aussi : et ta soeur

    Français[modifier le wikicode]

    Étymologie[modifier le wikicode]

    Viendrait d’un sens particulier et argotique donné au mot sœur, comme indiqué dans la citation suivante :
    SŒUR : Maîtresse. Terme ironique inventé pour railler ceux qui dissimulent leurs bonnes fortunes sous des liens de parenté fictifs. « Au quinzième siècle, on disait d’une fille débauchée qu’elle était de nos cousines » Ducatiana, 1738. Il règne entre ces termes de sœur et de cousine une analogie qui confirme notre étymologie. « Sais-tu ce qu’il me répond ? « Et ta sœur ? » Je l’aurais cogné. Monselet » J’nai pas de sœur, et voilà pourquoi J’trouve étonnant qu’chaq’jour on m’dise : Et ta sœur ? » — (Lorédan Larchey, Les excentricités du langage, 1855)

    Locution interjective [modifier le wikicode]

    et ta sœur \e ta sœʁ\

    1. (Populaire) Expression qui est en général une réponse agressive à quelqu’un qui pose une question jugée indiscrète, ou utilisée pour marquer un doute à ce qui est dit.
      • Si j’avais un enfant de l’âge du petit Benoiton et qu’il prononçât devant moi l’expression : Et ta sœur ! je l’enverrais à l’étranger pour lui faire désapprendre le français. — (Nestor Roqueplan, Parisine, 1869)
      • […] vous adresse une question un peu indiscrète, ou bien encore vous raconte quelque histoire par trop invraisemblable, n’hésitez pas à répondre simplement par ce mot consacré : « Et ta sœur ! » — (Roger Alexandre, Le musée de la conversation, 1902)
      • Nous citons en dernier lieu quelques phrases provenant de chansons ou de pièces de théâtre, et qui sont devenues des locutions toutes faites : Et ta sœur ! Cette réponse gouailleuse veut dire à peu près : je me moque de ce que vous me […]. — (Kristoffer Nyrop, Pierre Laurent, Grammaire historique de la langue française, 1930)
      • – Abandon de poste devant l’ennemi, fit observer le vétérinaire.
        Ta sœur. […]
        — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 47.)

    Note :

    • À cette interjection, il est répondu, entre autres, par plaisanterie « ma sœur, elle bat le beurre », avec des développements vulgaires comme : « quand elle battra la merde tu lécheras le bâton ».

    Variantes[modifier le wikicode]

    Traductions[modifier le wikicode]