ferrer

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Voir aussi : Ferrer

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1140) Du latin *ferrare attesté sous la forme ferratus (« ferré »).
(XIIe siècle) chemin ferré (Chrétien de Troyes) chemin empierré dont l’assise est ferme et où l’on n’enfonce pas.

Verbe [modifier]

ferrer \fɛ.ʁe\ ou \fe.ʁe\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Garnir de fer.
    • Ferrer une porte, une fenêtre.
    • Ferrer un coffre, une malle.
    • Ferrer des roues.
    • Un bâton ferré. Des souliers ferrés.
  2. (En particulier) (Maréchalerie) Garnir de fers les sabots d’un cheval, d’un mulet, etc., à l’aide de clous.
    • Germain partit sur la Grise, qui, bien pansée, ferrée à neuf et ornée de rubans, piaffait et jetait le feu par les naseaux. (George Sand, La Mare au Diable, 1846)
    • Et aussitôt c’est dans la classe un désarroi effroyable. Les trois premiers, près de la sortie, ordinairement chargés de pourchasser à coups de pierres les chèvres ou les porcs qui viennent brouter dans la cour les corbeilles d’argent, se sont précipités à la porte. Au violent piétinement de leurs sabots ferrés sur les dalles de l’école a succédé, dehors, le bruit étouffé de leurs pas précipités qui mâchent le sable de la cour et dérapent au virage de la petite grille ouverte sur la route. (Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes, 1913)
    • Il est à remarquer qu’invariablement, tous les chevaux destinés aux allures rapides sont ferrés à pince tronquée, en prévision du cas où, à cause de leur faiblesse ou vices de construction, ils battraient le Briquet. (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • Dès sa première communion, gagé par l’un ou par l’autre, […], il était sans l’avoir appris devenu habille à menuiser, à charronner, à réparer un coutre, à ferrer un cheval.  (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
  3. Garnir les extrémités d’un cordon, d’un lacet, de fer-blanc, de cuivre ou d’autre métal.
  4. Garnir d’or, d’argent, etc., ce qui est ordinairement garni de fer.
    • Cette châsse est ferrée d’or.
    • Eau ferrée. → voir eau.
  5. (Figuré) (Forme passive) Connaître à fond telle ou telle question.
  6. (Pêche) (Engager) par un coup sec du poignet la pointe de l’hameçon dans la bouche du poisson qui a mordu.
    • L’écureuil s'abaisse et ne bouge plus. Prenez la canne en main et moulinez rapidement pour prendre contact avec le poisson et ferrez. (Bernard Breton, Toutes les pêches en étang, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1997, p. 83)
  7. (Figuré) Séduire une dupe pour la gruger, lui soutirer de l’argent.
    • Ferrer un millionnaire à Miami.

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

Ancien occitan[modifier]

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Étymologie[modifier]

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Nom commun [modifier]

ferrer \Prononciation ?\ masculin

  1. Ferronnier.

Références[modifier]

  • François RaynouardLexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l’Europe latine, 1838–1844