gorge

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Voir aussi Voir aussi : gorgé

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Du latin gurges (« gouffre ») d’où le sens de « passage étroit entre deux montagnes » (gorges du Tarn). Anatomiquement, la gorge ayant été comparée à une ouverture béante.
Comparez avec le sanscrit gargara (« tourbillon »), à partir du radical *gar (« avaler »), avec gargariser, gargarisme issu du grec ancien, avec carcan issu du germanique, et Gurgel en allemand ou hrdlo en tchèque. L’ancien français avait gargate dont est dérivé gargouille, gargouiller et Gargantua.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
gorge gorges
/ɡɔʁʒ/

gorge /ɡɔʁʒ/ féminin

  1. Partie antérieure du cou de l’homme ou de l’animal.
    • Alors, sire, dit Catherine, vos sujets les huguenots feront comme le sanglier à qui on ne met pas un épieu dans la gorge : ils découdront le trône. (Alexandre Dumas , La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
    • Cette fois, Concini voulut la saisir à la gorge, mais il recula, en murmurant : "Je suis trop lâche !" (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906)
    • Je sentais l’intensité du courant grandir et à mesure ma gorge, mes mâchoires, tous les muscles de mon visage, jusqu’à mes paupières se contracter dans une crispation de plus en plus douloureuse. (Henri Alleg, La Question, 1957)
  2. Gosier, le dedans de la gorge.
    • Ainsi que cela se produisait chaque fois qu’il avait trop pompé le jour d’avant, il se sentait la tête un peu fiévreuse, le front chaud, les nerfs excités et la gorge sèche. (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Mais loin de son Plateau, Arsène André étouffait. L’air résineux lui manquait, les brouillards de la Meuse lui enflammaient la gorge. (Jean Rogissart, Passantes d’octobre, 1958, p. 71)
  3. Voix de la gorge.
    • Au-dessus des eaux et des plaines
      Au-dessus des toits des collines
      Un plain-chant monte à gorge pleine
      Est-ce vers l’étoile Hölderlin
      Est-ce vers l’étoile Verlaine.
      (Louis Aragon, Les Poëtes)
  4. (Figuré) Siège de la voix.
    • Un sanglot roula dans sa gorge, comme ces coups de tonnerre lointains qui sont le prélude de l’orage. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906)
    • Lorsqu’au bout de quelques semaines Elhamy la remercia, avec une cordialité souriante, du bien qu’elle avait fait à son fils, une émotion sourde étreignit sa gorge. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
    • Bientôt tes appels ne seront plus que rauquements de plus en plus sourds, beuglements de désespoir si fatigués qu’ils ne dépasseront plus ta gorge, étranglée de terreur […] (Jean Rogissart, Passantes d’octobre, 1958)
  5. (Fauconnerie) Sachet supérieur de l’oiseau, qui se nomme vulgairement poche.
    • Tout autour de la jeune femme, les pigeons voletaient, roucoulaient. Les mâles, empressés, la gorge gonflée, saluaient jusqu’à terre les femelles. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
  6. (Par métonymie) Ce qui entre dans la gorge de l’oiseau, l’aliment qu’on lui donne.
  7. (Par métonymie) Partie supérieure de la chemise d’une femme.
  8. (Désuet) Les seins.
    • Elle a une belle gorge, la gorge plate, trop de gorge.
    • La petite Rosette changée en femme, ses yeux noirs, ses longs cils, ses grands cheveux et la gorge ronde qui marquait son sarrau souillé de cuisinière. (Pierre Gamarra, Rosalie Brousse, chapitre V ; Éditeurs Français Réunis, Paris, 1953)
    • D'un geste rapide, elle arracha les dentelles qui couvraient sa gorge. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906)
  9. Entrée, ouverture, orifice plus ou moins rétrécie de certaines choses.
    • La gorge d’une tabatière.
    • Arriver à la gorge d’un souterrain.
    • Les pots à fleurs seront marqués et contremarqués au corps ; la gorge ou collet et carré du pied seront marqués du poinçon du maître, (Règlement du 30 décembre 1679)
    1. (Botanique) Entrée du tube d’une corolle, d’un calice ou d’un périgone.
    2. (Architecture) Entrée d’une fortification du côté de la place.
      La gorge d’un bastion.
      La gorge d’une redoute, l’entrée de la redoute du côté de celui qui l’a construite pour se défendre.
  10. Pièce mobile de certaines serrures, dont le déplacement sous l’effet d’un cran de la clé libère le déplacement du pêne
  11. Étranglement, rétrécissement de certaines choses.
    1. Partie de l’éventail sur laquelle est attaché un clou rivé qui retient les brins.
    2. Espèce d’étranglement que l’on forme à l’orifice de la cartouche d’une fusée.
    3. Partie d’une cheminée qui s’étend depuis le chambranle jusqu'au couronnement du manteau.
    4. (Architecture) Partie la plus étroite des chapiteaux dorique et toscan qui se nomme aussi gorgerin et colerin.
    5. (Charpenterie) Gorge d’amaigrissement : Entaillement fait à angle aigu dans une pièce de charpente.
    6. (Mécanique) désengagement sur le pourtour d'une pièce cylindrique, souvent afin d'y loger un joint torique
  12. Passage étroit entre deux montagnes.
    • D’ordinaire, elle le menait dans la gorge tourmentée et sauvage d’un oued assez loin du douar. (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
  13. (Ornement) Moulure concave, cannelure, creux demi-circulaire.
    • La gorge d’une poulie : La cannelure qui règne sur la circonférence d’une poulie, et dans laquelle passe la corde.
  14. Échancrure au bassin à barbe, dans laquelle on met le cou pour se faire faire la barbe.
  15. Bâton de bois qu’on place au bas d’une carte de géographie, d’une estampe pour la maintenir tendue, et dans laquelle se loge la carte quand elle a été mise en cylindre sur son rouleau.
  16. Dans les environs de Paris, froment qui reste dans les gerbes après qu’on en a ôté la semence par un léger battage.

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Traductions à trier[modifier | modifier le wikicode]

Forme de verbe[modifier | modifier le wikicode]

Conjugaison du verbe gorger
Indicatif Présent je gorge
il/elle/on gorge
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je gorge
qu’il/elle/on gorge
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
gorge

gorge /ɡɔʁʒ/

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de gorger.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de gorger.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de gorger.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de gorger.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de gorger.

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Anglais[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

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Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
gorge
/Prononciation ?/
gorges
/Prononciation ?/

gorge

  1. Gorge ; Passage étroit entre deux montagnes.

Synonymes[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

  • gorge sur Wikipédia (en anglais) Article sur Wikipédia
  • gorge sur Wikipédia Article sur Wikipédia