gréciser

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Siècle à préciser) Du latin graecizare.

Verbe[modifier]

gréciser \ɡʁe.si.ze\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Philologie) Terminer un mot par une désinence grecque.
    • Les Romains, qui ne connaissaient ni l'un ni l'autre de ces bœufs sauvages avant de les avoir vus en Germanie, ont adopté ces noms : de vrochs ils ont fait vrus, et de visen, bison; et ils n'ont pas imaginé que le bœuf sauvage, décrit par Aristote sous le nom de bonasus, pouvait être l'un ou l'autre de ces bœufs dont ils venaient de latiniser et de gréciser les noms germains. (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Œuvres complètes, mises en ordre et précédées d'une notice historique par A. Richard, Paris, Baudouin frères & chez N. Delangle, 1826, vol. 17, p.28)
  2. (Par extension) Traduire en grec.
    • Une autre manière de gréciser un nom hébreu, mieux que par l'adjonction d'une terminaison grecque, a consisté à rechercher une équivalence sémantique ou phonétique ; ainsi Yehonathan ou Mathathyahou deviennent Théodoros ou Dosithéos ; Yoshoua se transforme en Iason, etc. (Jacques Hassoun, Juifs du Nil, Sycomore, 1981, p.24)
    • La plupart de ces textes ont été, selon moi, originalement écrits en hébreu puis grécisés, […], par divers traducteurs dont les versions, quoique évidemment divergentes, concordent pourtant majoritairement sur un point : toutes tentent, souvent jusqu’au sabir, de rendre l’original aussi littéralement que possible. (Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, tome I, « L’hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, pp. 23-24)

Variantes[modifier]

Synonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Références[modifier]