gréviculteur

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIXe siècle) Le mot gréviculteur est attesté dès 1864, employé par Eugène Varlin, membre de la Première Internationale. Il semble plus ancien que gréviculture.

Adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin gréviculteur
\Prononciation ?\

gréviculteurs
\Prononciation ?\
Féminin grévicultrice
\Prononciation ?\
grévicultrices
\Prononciation ?\

gréviculteur \Prononciation ?\ masculin

  1. (Politique) (Péjoratif) Relatif à la gréviculture.
    • Il ne se passe pas un jour, où quelque grève n’éclate sur quelque point du territoire, suscitée et soigneusement entretenue par les politiciens gréviculteurs avec le cortège obligatoire du sabotage, des usines saccagées ou incendiées… — (Deuxième congrès diocésain de Lyon (22-23-24 février 1910), compte-rendu, Diocèse de Lyon, Imprimerie Emmanuel Vitte, Lyon, 1910)
    • Très tôt donc, dès décembre 1936. le patronat vendéen a tenté de reprendre les avantages abandonnés à l'été 1936 devant la crainte de la contagion « grévicultrice » ; ceci expliquerait la dégradation continuelle des rapports sociaux et le reflux du mouvement ouvrier jusqu'à l'échec retentissant de novembre 1938. De nombreuses plaintes pour violation des conventions collectives et non-application des lois sociales ont été déposées devant la commission. — (Florence Regourd, La Vendée ouvrière: grèves et ouvriers vendéens, 1840-1940, éd. Cercle d'or, 1981, p. 163)

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
gréviculteur gréviculteurs
\Prononciation ?\

gréviculteur \Prononciation ?\ masculin (pour une femme on dit : grévicultrice)

  1. (Politique) (Péjoratif) Homme qui pratiquerait la gréviculture.
    • Pour la presse hostile aux rouges, le gréviculteur est un raté et un noceur. Insolent, rageur, violent, brutal, haineux, il sème l'illusion du paradis socialiste. Il provoque et envenime la grève pour en vivre. […]. Un jour ou l'autre, le gréviculteur finit par se vendre à l'étranger. — (Serge Bonnet & ‎Roger Humbert, La ligne rouge des hauts fourneaux: grèves dans le fer lorrain en 1905, éd. Denoël, 1981, p 87)
    • Au beau milieu du mouvement syndicaliste révolutionnaire, suite à une campagne menée par le Journal de Genève qui l'accusait d'être un "gréviculteur", le Département genevois de justice et police décida même d'expulser Bertoni du canton. — (Giovanni Casagrande, « Mises en fiches du début du siècle : le cas de Luigi Bertoni », dans Cent ans de police politique en Suisse, 1889-1989, Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier & Éditions d'En-Bas, 1992, note 29 page 74)
    • La Dépêche revient sur le sujet quelques semaines plus tard en réaction à une campagne d'affiches patronales sur les murs de la ville taxant les syndicats qui n'acceptaient pas les diminutions « légales » de salaires d'être de véritables « gréviculteurs » et de constituer une menace pour l'ordre social. — (Denis Coton, Contribution à l'histoire politique française de l'entre-deux-guerres: un député-maire de Troyes, René Plard, 1888-1946, éd. D. Gueniot, 2005, p. 80)


Traductions[modifier le wikicode]