grabon

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1750) Du moyen français grobe (« saleté attachée au fond des ustensiles de cuisine »), lui-même du vieux haut allemand griubo (« creton »), Griebe en allemand moderne, à l’origine de diverses formes dialectales en Suisse romande, dans le centre-est et le nord-est de la France, avec différents sens associés à la notion de résidu, de dépôt : résidu de cuisson, grumeau de farine, tuf déposé par des ruisseaux etc.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
grabon grabons
\gʁa.bɔ̃\

grabon \ɡʁa.bɔ̃\ masculin

  1. (Suisse) (Centre-est et nord-est de la France, désuet) Creton, résidu solide de la fonte du lard en saindoux.
    • Quand une vieille personne en est attaquée [par la dysenterie], on n’a qu’à lui donner une couple de lard fondu sans les grabons. — (Grimoire, ou la magie naturelle, À La Haye, aux dépens de la Compagnie, 1750, page 457)
    • « lamet, s’écria la vieille servante en retrouvant son nourrisson d’antan allongé et pâli, te voilà presque aussi sec qu’un grabon, mon pauvre, petit nifflet. Les Parisiens ont joliment écrêmé ta graisse, heureusement tu vas pouvoir te refaire à la campagne. — (Robert Caze, L’élève Gendrevin, Tresse, 1884, page 240)
    • Les grabons avec un peu de sel et un morceau de pain, c'est droit délicieux mais le gâteau aux grabons que faisait ma grand-mère, c’était encore meilleur. — (Jean-Roland Graf, Dans le Jura bernois : le parler de nos gens, W. Gassman, 1987, page 55)
  2. (Métallurgie) Particule résultant du rejet de soudure de métaux en fusion.
  3. (Désuet) Fragment de minerai d’asphalte broyé, trop gros pour être tamisé et nécessitant une nouvelle pulvérisation.
    • Le blutoir est légèrement évasé du côté de la sortie des matériaux. Cette disposition a pour effet d’accumuler de ce côté les grabons, c’est-à-dire les fragments trop gros qui doivent être réunis pour subir une nouvelle pulvérisation. — (Louis Figuier, De l’asphalte et du bitume, in Les merveilles de l’industrie, Furne, Jouvet & Cie, 1873-1877, page 656)

Variantes[modifier le wikicode]

Résidu solide de la fonte du lard :

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]