grisard

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

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Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
grisard grisards
\ɡʁi.zaʁ\

grisard \ɡʁi.zaʁ\ masculin (équivalent féminin : grisarde)

  1. (Ornithologie) (Archaïsme) Ancien nom vernaculaire donné jusqu'au XVIIIème siècle au grand labbe (Stercorarius skua), appelé également (à tort)[1] goéland varié par Buffon. → voir goéland varié
    • Dans le grisard, comme dans tous les autres goëlands et mouettes, la femelle ne paraît différer du mâle que par la taille, qui est un peu moindre. — (Oeuvre complètes de Buffon, tome 39, 1830)
    1. (Par extension) (Courant) (Régionalisme) Dans certaines régions côtières (e.g. Normandie), jeune goéland, de diverses espèces, au plumage gris.
  2. (Zoologie) Blaireau.
    • Là également le renard, le grisard ou blaireau, le sanglier, le lapin de garenne. — (Maurice Leroy, Histoire de Morlancourt, 1904)
  3. (Botanique) Espèce de peuplier.
    • Le grisard, chacun le sait, est le peuplier le plus souvent roulé, et roulé parfois jusqu’aux extrémités des dernières branches [...]. — (Pierre Chaudé, Traité pratique et théorique des estimations et expertises forestières, 1936)
  4. Grès trop dur pour être taillé.
    • Les paveurs emploient celui qui a le tissu le plus serré et le grain le plus fin, et qui est aussi le plus dur après le grisard. — (Théodore Chateau, Technologie du batiment, tome 2, 1866)

Variantes[modifier le wikicode]

Synonymes[modifier le wikicode]

grand labbe (1)
peuplier (3)
grès trop dur (4)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

  • Le grisard décrit comme "goéland varié" par Buffon dans son Histoire naturelle, est en réalité le grand labbe (Stercorarius skua), un oiseau qui pouvait ressembler beaucoup, en première approximation, à un goéland marin juvénile par sa taille et sa coloration, aux yeux des naturalistes du XVIIIème siècle, mais qui n'est pas relié de près aux goélands (i.e. aux laridés) mais bien plutôt aux stercorariidés. Il est curieux cependant que Buffon ait néanmoins correctement décrit deux espèces de labbes plus petits, soit le labbe pomarin (ou le labbe parasite — il semble que le naturaliste ait confondu ces deux espèces de labbes en une seule) et le labbe à longue queue, mais n'ait pas rapproché son "goéland varié" (ou grisard) de ces derniers stercorariidés par des critères anatomiques ou même éthologiques, alors que la description qu'il en donne foisonne d'éléments probants confirmant qu'il s'agit du grand labbe, y compris les multiples synonymes qu'il cite du nom de l'oiseau, dont skua et l'origine féringienne de ce mot qu'il cite.