guigner

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Date à préciser) De l’ancien français guignier (« faire signe de l’œil ») → voir wink en anglais, winken en allemand.

Verbe [modifier le wikicode]

guigner \ɡi.ɲe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Vieilli) Regarder sans faire semblant.
    • Attendez un moment, ces dames vous y conduiront. — Tu iras prendre madame Fontanieu, dit le vieux teinturier en guignant sa femme. — (Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart, 1832)
    • — Je mangerais bien mon bonbon… mais je m’en passerai, tiens, je te donne mon bonbon, prends-le, c’est pour toi.
      Et, sournoisement, elle guigne le
      bon effet de sa générosité. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
    • Loin d’être acharné après la bonne femme, (connaissant le coup des convulsions), il la guignait à distance, et plutôt que de la déloger de son emplacement, il filait d’un autre côté. — (Léon Frapié, La marchande, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 203)
    • Car enfin il ne m’emballe pas, moi, ce raplati de Karfeck et il est un peu dégoûtant, ce vieux qui guigne tout le temps les mollets de Clotte. — (Paul Margueritte, Jouir, 1918, t. 2, page 78)
    • Il guignait par le trou de la serrure dans la chambre de la famille. Il fit un geste silencieux de la main pour me faire tenir tranquille et de nouveau guigna par le trou de la serrure. Il riait. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 264)
  2. (Figuré) (Familier) Épier attentivement, convoiter avidement.
    • Ils guignaient depuis longtemps, pour leur nouvelle installation, […], une petite boutique, en forme de hangar, avec une vitrine d’une seule glace et une unique pièce sur le derrière. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’éd. de 1921)
    • « Le bricolier n’est pas mauvais, il y a longtemps que je le guigne. Mais impossible de s’entendre avec ce niguedouille ! » — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
    • Et s’il vous épouse jamais, ce ne sera pas par amour, mais parce qu’il criera famine et guignera votre argent. — (Anton Tchekhov, Polinka, 1887, traduction Anne Coldefy-Faucard, Librio 698, 2004, E.J.L.)
    • – C’est sûr aussi que Zèphe Maloret guigne la mairie, dit Messelon en fixant sur Honoré un regard aigu. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 73)
    • Car, chose curieuse, les puissants de ce monde ne guignent que les faibles. Plus un pays est galeux, aride, démuni, plus il excite les convoitises. — (San-Antonio, Béru-Béru, Éditions Fleuve noir, 1970, III, 9)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
guigner guigners
\ɡi.ɲe\

guigner \ɡi.ɲe\ masculin

  1. Variante de guignier.
    • …ils plantèrent des vignes; les terrains défrichés de Mons, Thenisy, Chalautre et Gurcy se couvrirent de guigners, cerisiers et noyers, etc. — (François Antoine Delettre, Histoire de la province du Montois, vol. 1, p. 315, 1850)

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Ancien français[modifier le wikicode]

Verbe [modifier le wikicode]

guigner \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Variante de guignier.

Références[modifier le wikicode]