hanter

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIIe siècle) Du vieux norrois heimta (« conduire à la maison »), de heim « à la maison ». Bien attesté en Normandie, il a gagné le reste du domaine d’oïl. Le sens fantomatique apparait au dix-neuvième siècle, apparition concomitante avec l’anglomanie et les débuts du roman fantastique, probable croisement avec l’anglais to haunt, « fréquenter, hanter (en parlant des spectres ou des fantômes) », lequel est issu de l’ancien français hanter. Mais le normand aussi a hanté, « fréquenté, visité par des spectres », et hant « fantôme, revenant ».

Verbe [modifier le wikicode]

Un démon hantant un homme. (1)

hanter (h aspiré)\ɑ̃.te\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se hanter)

  1. Fréquenter quelqu’un que l’on suppose de mauvaise influence ou sur laquelle on exerce une mauvaise influence. — Note : On dit aussi intransitivement.
    • Autrefois, quand j’étais « cavé », comme dit Tacherot, je hantais de bons bougres qui rêvaient de reprise individuelle. Ça leur coûtait cher. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 187)
  2. Fréquenter quelque lieu mal famé ou sur lequel on exerce une mauvaise influence.
    • À dater de ce jour, Cacaine ne travailla plus et […] hanta fort régulièrement les divers bouchons de la commune […] — (Louis Pergaud, « Un petit logement », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Je suis un petit V.R.P. Avec mes modestes semblables, je hante de modestes hôtels incroyables de cambrousse, à Ciron, à Scoury, à Migné et j'en passe ! — (Claude Rank, Il pleut des grenades, Éditions Fleuve Noir, 1974, chap. Rapport R.C.2)
  3. (En particulier) Revenir de l’autre monde, en parlant des esprits.
    • Longtemps encore, la jeune génération du village de Werst croira que les esprits de l’autre monde hantent les ruines du château des Carpathes. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, p. 195-199)
  4. (Figuré) Remplir, occuper de manière tenace la mémoire ou la pensée de quelqu’un.
    • La crainte de voir se rapprocher un jour les Slovaques et les Tchèques a toujours hanté les Magyars ; à l’exemple des Allemands, ils ne dédaignent pas de faire appel à la science […] — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Delagrave, Paris, 1917, p. 121)
    • Maintenant, n’allait-elle pas être hantée par ces mots, qu’elle pouvait interpréter de dix manières ? — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, ch. VIII, Gallimard, 1937)
  5. (Normandie) Fréquenter, un endroit ou quelqu'un, sans connotation négative.

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Proverbes et phrases toutes faites[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Homophones[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Breton[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Adjectif) Du moyen breton hanter, anter[1], du vieux breton hanter.
(Nom commun) Du moyen breton hanter.
À comparer avec les mots hanner en gallois, hanter en cornique (sens identique).

Adjectif [modifier le wikicode]

hanter \ˈhɑ̃n.tɛʁ\

  1. Demi (à).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
hanter hanterioù

hanter \ˈhɑ̃n.tɛʁ\ masculin

  1. Moitié.

Dérivés[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Jehan LagadeucCatholicon, Tréguier, 1499

Cornique[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Voir le mot breton.

Nom commun [modifier le wikicode]

hanter \ˈhɑ̃n.tɛʁ\

  1. Moitié.