hypothéquer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Siècle à préciser) Dénominal de hypothèque.

Verbe[modifier]

hypothéquer \i.pɔ.te.ke\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Droit) Soumettre à l’hypothèque ; donner pour hypothèque.
    • Il hypothéqua les biens de sa femme pour tenter une spéculation dont les bénéfices devaient restituer à sa famille toute sa première fortune ; mais cette entreprise acheva de le ruiner. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Les entrepreneurs avaient emprunté l'argent de la construction. Le locataire avait hypothéqué l'appartement. Tout le pays spéculait sur la propriété foncière. (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
  2. (Figuré) Grever l'avenir pour assurer le présent.
    • Même si les intentions du gouvernement Guy Mollet étaient libérales, le poids des contraintes a poussé ce gouvernement à pratiquer la guerre à outrance, au point d’hypothéquer tout le reste de son action. (Serge Berstein & Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle - tome 3 : 1945-1958, p.273, Éditions Complexe, 1999)
    • À beau mentir qui vient de loin. Le vieil adage hypothèquera pendant longtemps la postérité de la relation de voyage, comme le rappelle la célèbre boutade de Rousseau dans la note X du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité (1755), qui provoquera comme on le sait la diatribe de Bougainville contre les philosophes de cabinet. (Alain Guyot & ‎Roland Le Huenen, L'Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand : l'invention du voyage romantique, Presses de Paris Sorbonne, 2006, p.164)
  3. (Familier) (Forme passive) Avoir une santé fort délabrée, avoir plusieurs infirmités graves.
    • Il est bien hypothéqué.

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Références[modifier]