interruption

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Siècle à préciser) Du latin interruptio.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
interruption interruptions
\ɛ̃.tɛ.ʁyp.sjɔ̃\

interruption \ɛ̃.tɛ.ʁyp.sjɔ̃\ féminin

  1. Action d’interrompre ou état de ce qui est interrompu.
    • 8 m a r s. — Il a plu sans interruption depuis près de vingt heures, et le terrain où nous campons est complètement détrempé. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 138)
    • L’atmosphère avait été lourde pendant toute la journée, et le soir un orage terrible se déclara. Les coups de tonnerre se succédaient sans interruption ; la pluie tombait, torrentielle. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
    • […], et une fontaine qui ne jaillissait, de mémoire d’homme, qu’à la fonte des neiges, avait coulé sans interruption depuis. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • En réalité, au delà de l'octroi, sans interruption perceptible, s'étale une zone de grosses communes industrielles où la population est de 65 000 âmes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • La corporation des férons est donc une des plus ancienne qui soit, et elle s'est probablement continuée sans aucune interruption depuis le « faber » romain jusqu'à la réforme de Turgot. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
    • Travailler, parler sans interruption.
  2. (En particulier) Action d’interrompre une personne qui parle.
    • La moindre interruption peut troubler un orateur.
    • Cette interruption est venue fort mal à propos.
    • bruyante interruption.
    • De fréquentes interruptions.
  3. (En particulier) (Architecture des ordinateurs) Évènement survenant dans un microprocesseur, pouvant stopper l'exécution de processus.
  4. (Rhétorique) Action d’interrompre le fil de son discours, pour se livrer à d’autres idées.
    • Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la pensée ne doit pas être entendue littéralement comme elle est énoncée, mais qui laisse apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ſeulement plus sensible & plus intéressant par la Fiction même. De là naissent l’Hyperbole, la Litote, l’Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l’Interruption, le Dialogisme, l’Épanorthoſse, l’Épitrope, & l’Ironie ; celle-ci se soudivise, à raison des points de vûe ou des tons, en six espèces ; savoir, la Mimèse, le Chleuasme ou Persifflage, l’Astéisme, le Charientisme, le Diasirme, & le Sarcasme. — (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Anglais[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin interruptio.

Nom commun [modifier le wikicode]

interruption \Prononciation ?\

  1. Interruption, rupture.

Prononciation[modifier le wikicode]