introniser

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIIIe siècle) Du latin inthronizare (« placer sur un trône »)

Verbe [modifier le wikicode]

Napoléon se faisant introniser.

introniser \ɛ̃.tʁɔ.ni.ze\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Placer sur le trône en cérémonie.
    • Ce prince fut sacré et intronisé.
    • On lui fit prêter le serment avant de l’introniser.
    • À peine le pape fut-il intronisé qu’il voulut bénir la ville de Rome.
    1. (En particulier) Placer un évêque sur son siège épiscopal, lorsqu’il prend possession de son église métropolitaine.
      • Après l’avoir intronisé, on chanta le Te Deum.

Note[modifier le wikicode]

L'édition de 1778 du Dictionnaire de l’Académie françoise mentionnait, en page 661 du tome I[1], que ce verbe n’avait « d’usage qu’en parlant de la cérémonie qui se fait quand on met un évêque sur son siège épiscopal, lorsqu’il prend possession de son église ». Cette restriction persiste dans la nouvelle édition augmentée publiée en 1802, en page 830 du tome I[2], puis dans celle de la 6e édition, en 1835, en page 54 du tome II[3]. L’extension de sens apparaît dans la 7e édition de 1878, en page 56 du tome II[4], avec priorité donnée, cette fois, au placement d’un prince sur un trône, l’intronisation d’un souverain pontife n’étant mentionnée qu’en second, tandis que le sens originel, relatif aux évêques, est cité en troisième position.

Émile Littré, quant à lui, fait apparaître l’acception « Établir, donner la place souveraine. » en second, après le sens traditionnel, dans le tome III du Dictionnaire de la langue française, en 1874[5].

Prosper Poitevin, quant à lui, s’il limitait encore le verbe, en 1868, dans la seconde édition de son Nouveau dictionnaire universel de la langue française, à la cérémonie d’installation d’un évêque et de prise de possession de son église, citait cependant comme premier sens[6] pour le substantif intronisation, précédant immédiatement le verbe, la « partie de la cérémonie du couronnement d’un souverain » et le « moment où le souverain couronné se place sur le trône ». Il citait en outre, après l’acception relative à l’installation d’un évêque, un sens figuré et familier, s’appuyant sur une citation non identifiée attribuée à Honoré de Balzac : « Quelques journaux l’intronisaient parmi les illustres acteurs. »

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]