lénitif

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin lenis (« doux »)

Adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin lénitif
\le.ni.tif\

lénitifs
\le.ni.tif\
Féminin lénitive
\le.ni.tiv\
lénitives
\le.ni.tiv\

lénitif \le.ni.tif\ masculin

  1. (Médecine) Qui est adoucissant.
    • L’atmosphère londonienne est lénitive. Elle engourdit les neurasthénies bénignes et incite à la boisson ou à la théosophie. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 26)
  2. (Médecine) Qualifie un remède ou un médicament relâchant et tempérant.
    • On fit usage, avec un succès alternatif, des eaux minérales de Selters et d’autres remèdes lénitifs pour les crampes, suivant la nature des choses; mais aussitôt que la malade s'apperçut de quelqu’amélioration, tous les remèdes furent mis de côté. — (Chevalier Joseph de Vering, Manière de guérir la maladie scrofuleuse, chapitre XVI : Histoires de Maladies, § 9 : Phtisie scrofuleuse chronique arrêtée dans son développement, Vienne (Autriche) : Librairie de la Congrégation Méchitariste, 1832, page 246)
    • L'amour ! combien il grandit l'homme, songeait, le lendemain de l'incendie, Georges Duval, couché dans son lit, tandis que Louis Duchesnes lui préparait une potion lénitive. — (Léon G*****, Le Clerc de notaire, chapitre 5, dans Ruche littéraire & politique, 3e série, Montréal : imprimerie de Sénécal & Daniel, 1854, page 200)

Dérivés[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
lénitif lénitifs
\le.ni.tif\

lénitif \le.ni.tif\ masculin

  1. (Médecine) Remède qui adoucit.
    • Trois ans après, Burrhus mourait de maladie ou empoisonné. Ceux qui crurent sa mort naturelle dirent qu'il avait été emporté par une esquinancie […] ; mais ceux qui l'attribuèrent à un crime, […], assurèrent qu'elle avait été l'effet d'un poison que son médecin avait, par ordre de Néron, employé comme lénitif destiné à combattre l’inflammation du gosier. — (U. Barrière, « Burrhus (Africanus}) », dans le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, tome 56 (4e du supplément), Paris : chez Garnier frères, 1845, page 32)
  2. (Vieilli) Adoucissement ; soulagement ; consolation.
    • J'avais besoin de me distraire : j'allai jouer. Le jeu est parfois un lénitif excellent pour calmer l'amour. Je jouai de bonheur et je me retirais la bourse pleine d'or, […]. — (Mémoires de Jacques Casanova de Seingalt, écrits par lui-même, tome 2, chapitre 16, Bruxelles : chez J. Rozez, 1879, page 308)
    • Souffrez que je partage avec vous votre ennui,
      Ce petit lénitif, en attendant le reste,
      Pourra nous consoler d'un coup aussi funeste.
      — (Jean-François Regnard, Le Légataire universel : comédie en 5 actes, 1708, acte 4, scène 1, dans Répertoire général du théâtre français, tome 26 (Regnard, tome 2), Paris : chez la veuve Dabo, 1822, page 76)

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]