mâtin

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : matin, matìn

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Date à préciser) De l'ancien français mastin, de même sens, et lui-même du latin populaire *mansuetīnus, devenu *masetīnus, lui-même du latin classique mansuetus (« apprivoisé »).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
mâtin mâtins
\mɑ.tɛ̃\

mâtin \mɑ.tɛ̃\ masculin (pour une femme, on dit : mâtine)

  1. Gros chien de garde.
    • Le bruit de cette chute souleva une tempête de jappements féroces parmi tous les dogues, mâtins et molosses qui faisaient ripaille à la ronde. — (M.-J. Dulieu, La Veillée, dans la Revue trimestrielle, volume 13, 1857, page 315)
    • Contre sa jambe trottinait son chien « Lirot », un fort mâtin à museau aigu, à poil d’hyène, hérissé de piquants noirs de l’échine au panache. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 2, 1910)
    • Pourtant je me demande à quoi elles me seront bonnes, si le mâtin est de taille ! ». — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Spectres-Bourreaux, 1932)
  2. (Figuré) (Familier) Personne qui a fait preuve de malice ou de hardiesse.
    • DE GUICHE Par exemple ! Et lequel ? CYRANO Je vous le donne en cent !...
      DE GUICHE C'est que ce mâtin-là devient intéressant !
      — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897, acte III, scène 11)
    • Et le capitaine Faillard, qui avait été décoré dans la campagne de Russie, levait son chapeau chaque fois qu’il parlait du Kremlin, que ces mâtins de Russes avaient allumé comme un punch ! « Des crânes ! ces Kaiserlicks », disait-il en tordant sa moustache. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
  3. (Figuré) Enfant gentil et malicieux.
    • Il en pleure de douleur, le pauvre mâtin, il se prive de tout, exprès, quand il soupe le soir, et boit avec une paille. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Interjection [modifier le wikicode]

mâtin \mɑ.tɛ̃\ invariable

  1. (Vieilli) (Familier) Exprime la surprise, l’étonnement parfois teinté d’admiration.
    • Ribadier. — Mâtin ! Mais c’est une flotte !… Trois cent soixante-cinq !… Autant qu’il y a de jours dans l’année ! — (Georges Feydeau, Le Système Ribadier, acte I, scène 2)
    • « Tu verras tes cousines, elles sont jolies. »
      Oui, elles le sont, et comme elles ont l’air déluré, mâtin !
      — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
    • Mâtin ! qu’il faisait froid cette année-là ! — (Alphonse Allais, Vert-vert, in Œuvres posthumes, décembre 1887, Éditions Robert Laffont, coll. Bouquins, 1990, page 152)
    • — Il n'y a pas trop de bobo et la plaie est bien propre.
      — On l'a lavée au whisky.
      Mâtin ! C'est ça que vous faites avec votre whisky. Moi, je le bois.
      — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 61)
    • Pilote. Mâtin, quel journal ! — (Slogan emblématique du magazine français Pilote, 1959)

Prononciation[modifier le wikicode]

Paronymes[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

  • mâtin sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg

Références[modifier le wikicode]