médiuscule
Apparence
Étymologie
[modifier le wikicode]- (Date à préciser) Du latin *mediusculus (« un peu moyen ») dérivé de medius (« moyen »), avec le suffixe -culus. Néologisme attesté dans A. Frey., Manuel nouveau de typographie, imprimerie, 1835.
Adjectif
[modifier le wikicode]| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin et féminin |
médiuscule | médiuscules |
| \me.djys.kyl\ | ||
médiuscule \me.djys.kyl\ masculin et féminin identiques
- (Désuet) (Typographie) Qui a la même forme qu'une majuscule tout en ayant une hauteur entre celle d’une majuscule (ou capitale) et celle d’une minuscule, ou une hauteur d’une minuscule.
Les lettres médiuscules ont la forme de grandes capitales.
— (Louis Nicolas Bescherelle, Nouveau dictionnaire national, ou Dictionnaire universel de la langue française, volume 3, I-P, 1890, page 400)Jusqu’ici l’usage des fondeurs en caractères a été de ne fondre les accents que sur l’e médiuscule et majuscule , tandis que les lettres a, i, o, u des mêmes alphabets en demeurent privées.
— (Léger Noel, La clef de la langue et des sciences, ou, Nouvelle grammaire française encyclopédique et morale, Dutertre, P. Cordier, 1846, page 134)
Traductions
[modifier le wikicode]Nom commun
[modifier le wikicode]| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| médiuscule | médiuscules |
| \me.djys.kyl\ | |
médiuscule \me.djys.kyl\ féminin
- (Désuet) (Typographie) Petite capitale, en particulier celle avec une hauteur entre celle d’une majuscule (ou capitale) et celle d’une minuscule, ou avec une hauteur de minuscule.
Et avouons que si Gutenberg n’avait pas inventé l’imprimerie et divisé les caractères en trois catégories : les Majuscules, les médiuscules et les miniscules, nous n’en serions pas là.
— (« Dans les journaux du front », dans Le Nouvelliste d’Indochine, 9 juin 1940 [texte intégral])On souligne dans l’écriture les mots ou les passages qui doivent être imprimés en caractère différent. Une ligne pour l’italique, deux lignes pour les petites capitales ou médiuscules.
— (Léger Noel, La grammaire française philosophique et pratique, 1865, page 273)Dans le romain, par exemple, qui a ses minuscules, ses médiuscules et ses majuscules, ces trois espèces de lettres forment trois alphabets, quoique les médiuscules ne soient qu’un diminutif des majuscules.
— (A. Frey, Nouveau Manuel complet de typographie, vol. 1, Roret, Paris, 1857, p. 32)Les médiuscules servent dans le discours à faire ressortir des phrases ou des mots auxquels on veut donner plus de force qu’aux phrases ou qu’aux mots que le besoin a fait composer en italique, qu’on y soit déterminé par le motif de fixer davantage l’attention du lecteur, ou simplement par la valeur relative du sens des mots, comme, par exemple, dans les indications de source par lesquelles on termine ordinairement des citations quelconques. Très-souvent aussi les médiuscules servent à nuancer les titres, sous-titres, sommaires, et à figurer les titres courants, les interlocuteurs, etc.
— (Louis Nicolas Bescherelle, Dictionnaire national ou Grand dictionnaire classique de la langue française, volume 2, G-Z, 1846, page 474)
Traductions
[modifier le wikicode]Références
[modifier le wikicode]- « médiuscule », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage