macaroni

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1650) Doublet lexical de macaron, emprunté à l’italien maccheroni[1] ; voyez maceria en latin au sujet du lien sémantique entre macérer et macaroni.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
macaroni macaronis
\ma.ka.ʁɔ.ni\
Des macaronis crus.

macaroni \ma.ka.ʁɔ.ni\ masculin

  1. Pâte alimentaire (ou simplement pâte) faite de farine très fine, qui est en forme de petits cylindres creux, et qu’on assaisonne de différentes manières, surtout avec du fromage.
    • Le gofio est pour le paysan canarien ce qu'est le macaroni pour les lazzaroni, le riz pour les Indiens, la banane pour les Nègres, la pomme de terre pour l'Irlandais. — (Marie-Armand-Pascal D' Avezac, Iles de l'Afrique, dans la collection L'Univers : Histoire et description de tous les peuples, Paris : chez Firmin Didot frères, 1848, p. 144)
  2. (Pharmacologie) Préparation fortement purgative employée anciennement par les religieux de l’hôpital de la Charité contre la colique métallique ; on la nommait aussi mochlique[2].
  3. (Par analogie)(Désuet) Discours interminable, par analogie avec le fromage fondu sur les macaronis, qui s'étire en long filaments.
    • Moi, je le répète, j'absorbais ce macaroni oratoire et bien pensant sans trop rechigner. — (Alexandre Arnoux, Les crimes innocents, Éditions Albin Michel, Paris 1952, p. 138)).
  4. (Péjoratif) Italien.
    • Les étrangers le tenaient un peu à distance, déconcertés par son rire facile, par ses saillies, blessés surtout par la fâcheuse habitude qu’il avait de dire, en parlant d’eux : « L’engliche… », « Le macaroni… », « Le choucroutard… » Il n’y voyait rien de désobligeant : lui-même ne se traitait-il pas de « parigot » ? — (Roger Martin du Gard, Les Thibault, septième partie, L’Été 1914, Éditions de la Nouvelle revue française, 1936, p. 40)
    • Cependant, les gamins s’attroupaient pour voir le macaroni assaisonner sa femme. — (Raymond Queneau, Les Enfants du limon‎, Gallimard, Paris, 1938)

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]