mazarinade

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Mot dérivé du patronyme du cardinal - ministre Mazarin.
→ voir -ade : (pour indiquer - entre autres - le sens de : 1- belle parole, texte, pièce en vers, composition poétique ;
2- comportement typique d'un personnage en vue)

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
mazarinade mazarinades
\ma.za.ʁi.nad\

mazarinade \ma.za.ʁi.nad\ féminin

  1. (Histoire) Pamphlet, libelle injurieux dirigé contre le cardinal Mazarin, sous la Fronde.
    • Baisemeaux revint, posa le registre sur la table, le feuilleta un instant, et s'arrêta à la lettre M.
      — «Martinier, janvier 1659. Martinier, juin 1660. Martinier, mars 1661, pamphlets, mazarinades, etc.» Vous comprenez que ce n'est qu'un prétexte : on n'était pas embastillé pour des mazarinades; le compère allait se dénoncer lui-même pour qu'on l'embastillât. […]»
      Et Aramis, machinalement, tournait les feuillets du registre, continuant de lire sans paraître seulement s'intéresser aux noms qu'il lisait.
      — (Dumas, Le vicomte de Bragelonne, 1848)
    • Désormais, on parlera des « raffarinades » pour évoquer ces quelques phrases dont Jean-Pierre Raffarin a le secret, entre les pamphlets vachards contre Mazarin – les mazarinades – et les truismes amusants d'un Tartarin de Tarascon. — (Le Monde, 5 juillet 2002)
  2. Ruse, habileté politique d'un homme au pouvoir, en l'occurrence Mazarin, chez Dumas.
    • Louis écoutait; il lui semblait étrange que Mazarin invoquât la bonne foi, lui l'auteur de tant de supercheries politiques qu'on appelait des mazarinades. — (Dumas, Le vicomte de Bragelonne, 1848)

Variantes orthographiques[modifier]

Mazarinade

  • […] Il nous semble que Nodier, érudit, ne triomphe jamais plus sûrement, ne s’ébat jamais avec une plus heureuse licence qu’en plein XVIe siècle, en cette époque de liberté, de fantaisie aussi et de vaste bigarrure, et de style français déjà excellent. Il est de son mieux quand il disserte à fond sur le Cymbalum mundi ; et la réhabilitation de Bonaventure des Périers peut, en ce genre passer pour son chef-d’œuvre, à moins qu’on ne le préfère discourant, après Naudé, sur les Mazarinades, et puisant la théorie des deux éditions du Mascurat. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, « Charles Nodier », Portraits littéraires, tome 1, 1862)


Traductions[modifier]

Références[modifier]