mortel

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin mortalis.

Adjectif [modifier]

Singulier Pluriel
Masculin mortel
\mɔʁ.tɛl\
mortels
\mɔʁ.tɛl\
Féminin mortelle
\mɔʁ.tɛl\
mortelles
\mɔʁ.tɛl\

mortel \mɔʁ.tɛl\

  1. Qui est sujet à la mort, par opposition à l’immortalité ou à la divinité.
    • Tous les hommes sont mortels.
    • Cette vie mortelle est pleine de misères.
  2. Qui cause la mort ; qui paraît devoir la causer.
    • Le balayage est impitoyablement proscrit, les poussières pouvant être mortelles pour les vers à soie. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Dans l’espace, de graves dangers nous guettent, parmi lesquels : micrométéorites, radiations cosmiques mortelles et vieillissement accéléré en apesanteur. — (Louis Dubé, Tourisme interstellaire envahissant, dans Le Québec sceptique, n°70, p.33, automne 2009)
    • (Par hyperbole) Douleur, inquiétude, crainte, tristesse, offense 'mortelle'. - Effroi 'mortel'. - Ennui 'mortel'.
  3. (Par hyperbole) Qualifie un ennemi que l’on hait profondément, et le sentiment de haine que l’on a à son encontre.
    • En passant au large d’El-Kçar, nous vîmes au flanc des montagnes des Ahl Serif le camp de Raïssouli, qui mettait à la raison les derniers partisans de son ennemi mortel le caïd Er-Remiki. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, p. 241)
  4. (Religion) (Théologie) Qualifie une forme de péché qui fait perdre la grâce de Dieu et qui donne une sorte de mort à l’âme.
  5. (Familier) Ennuyeux à mourir.
  6. (Populaire) Cool, génial.
    • Tu as vu mon nouveau portable ?
      Oh putain, mortel !

Antonymes[modifier]

Synonymes[modifier]

Qui cause la mort

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
Masculin mortel
\mɔʁ.tɛl\
mortels
\mɔʁ.tɛl\
Féminin mortelle
\mɔʁ.tɛl\
mortelles
\mɔʁ.tɛl\

mortel \mɔʁ.tɛl\ masculin

  1. Être humain, par opposition aux dieux, les immortels.
    • […]; mais, hélas! il n’y a plus de paradis sur la terre. Ce lieu était peuplé de maringoins, que le bon Dieu a créés, je pense, pour exercer la patience des mortels. — (Lettre du R. P. Lejacq, de la Congrégation des Oblats de Marie-Immaculée, à Mgr d’Herbomez, vicaire apostolique de la Colombie britannique, 12 septembre 1869, dans les Annales de la propagation de la foi, vol. 42, Lyon, 1870, p . 444)
    • Et comme je lui répondais que j’aimais une mortelle, boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa un éclat de rire, et s’évanouit en giboulées …. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • Pendant que Rébecca parlait ainsi, sa ferme résolution, qui s’alliait si bien avec la beauté expressive de son visage, prêta à ses traits, à son maintien, une dignité qui l’élevait au-dessus d’une mortelle. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Un malentendu existe entre lui et les simples mortels. […]. Il arbore superbement un scepticisme, un snobisme de décadence qui leur reste inaccessible et fermé. — (Anatole Claveau, Le Tout-Paris, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., p.31)
  2. (Au pluriel) L’espèce humaine, l’humanité.

Antonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Anagrammes[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

Ancien français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin mortalis.

Adjectif [modifier]

mortel \Prononciation ?\ masculin ou masculin et féminin identiques

  1. Mortel, qui tue.
  2. Mortel, qui est susceptible de mourir, qui finit par la mort.
    • en cest mortel vie — (Ph. de Thaon, Livre des Creatures, p. 45, édition de Thomas Wright)
  3. (Christianisme) Mortel.
    • Quant li remembre del glorios del ciel,
      Que d’ome ocire est trop mortels pechiez.
      — (Le Couronnement de Louis, édition de Langlois, vers 126-7, circa 1135)

Variantes[modifier]

Dérivés dans d’autres langues[modifier]

Références[modifier]