mugissement

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

 Dérivé de mugir avec le suffixe -ment.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
mugissement mugissements
\my.ʒis.mɑ̃\

mugissement \my.ʒis.mɑ̃\ masculin

  1. (Sens propre) (Figuré) Action de mugir.
    • Le rugissement des lions, le hennissement des chevaux, le braiement des ânes, le bêlement des béliers, le mugissement des taureaux, le grognement des cochons, des sangliers et des verrats, le raîment des cerfs, la voix grêle des gazelles, le murmure amoureux des rongeurs, les cris inarticulés des singes, les hautes clameurs des alouettes, le triste hurlement des hyènes, le glapissement des renards, le gromellement des blaireaux, &c. ; enfin tous ces accens divers dont résonnent les forêts et les déserts sauvages, ne sont dans les animaux que l’expression des desirs[sic] d’amour. — (Nouveau Dictionnaire d’histoire naturelle, tome XIX (Qot - Ryz), Imprimerie de Crapelet, Paris, An XI (1803))
    • Le vent, qui s’engageait entre la maison et la falaise, n’était plus qu’un long mugissement. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • Cette vie monotone dans ce Chalet coquet, […] ce silence interrompu seulement par les mugissements de la mer aux équinoxes […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Peu à peu les flammes devinrent moins intenses, l’air plus pur, la fumée se dissipa, les mugissements de l’incendie diminuèrent. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
    • L’écho de la forêt voisine répétait nos cris, le mugissement des troupeaux, le tintement des clochettes et le claquement du fouet […] — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
    • Le mugissement de notre sirène finit par l’émouvoir […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Un mugissement de douleur sortait par toutes les ouvertures de la maison de Philibert. Les douze Messelon et les voisines de bonne volonté criaient que le meilleur homme de Claquebue était mort, le meilleur époux, le meilleur père, le meilleur voisin, le plus habile à mener la charrue, les semailles, les moissons, le bétail et la commune. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 181.)

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]