nénufar

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : nenufar, nenúfar

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(XIIIe siècle) Du persan نیلوفر, nīlūfar ou de l’arabe نینوفر, nīnūfar ; plus avant, du sanskrit नीलोतपल, nīlotpala (« lotus bleu »), composé de नील, nīla (« bleu-noir ») et उतपल, utpala (« lotus »).
Le Dictionnaire de l’Académie française avait abandonné nénufar[1][2] pour adopter nénuphar dans son édition de 1935[3], et est revenu[4] à la graphie initiale. Le Rapport de 1990 sur les rectifications orthographiques préconise cette orthographe du fait de l’origine arabo-persane du mot, laissant au graphème ph la fonction de transcrire la lettre φ, phi du grec ancien.

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
nénufar nénufars
\ne.ny.faʁ\
Fleur de nénufar jaune.

nénufar \ne.ny.faʁ\ masculin (orthographe rectifiée de 1990)

  1. (Botanique) Nymphéacée qui a de larges feuilles rondes et de grandes fleurs en forme de roses simples.
    • Le nénufar blanc.
    • Résumer d’un regard la vierge absence éparse en cette solitude et, comme on cueille, en mémoire d’un site, l’un de ces magiques nénufars clos qui y surgissent tout à coup, enveloppant de leur creuse blancheur un rien, fait de songes intacts, du bonheur qui n’aura pas lieu et de mon souffle ici retenu dans la peur d’une apparition, partir avec (Stéphane Mallarmé, Pages, Le nénufar blanc, Edmond Deman, 1891)
    1. (Pharmacologie) (Par métonymie) Rhizome du nénufar.
      • Un cataplasme de nénuphar et de concombre. (Honoré de Balzac, Annette et le Criminel, tome 2, page 205, 1824)
    2. (Pharmacologie) (Par métonymie) Fleur du nénufar.

Variantes orthographiques[modifier]

Quasi-synonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier]

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]