oniroscope

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

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Nom commun 1 [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
oniroscope oniroscopes
\o.ni.ʁɔs.kɔp\

oniroscope \o.ni.ʁɔs.kɔp\ masculin et féminin identiques

  1. (Didactique) Celui ou celle qui s'adonne à l’oniroscopie, la divination par les rêves.
    • Les magnétistes supposent bien gratuitement sans doute, que dans le sommeil oniroscopique du premier degré, tous les sens sont endormis à-la-fois, et pour ainsi dire en quelque sorte anéantis au point de priver les oniroscopes de la faculté d'entendre un coup de canon qui serait tiré auprès d'eux; mais ils prétendent en même temps que cet assoupissement, pour ainsi dire complet, n'excluait pas une communication intime entre l’oniroscope et son magnétiseur, à l'exclusion de toute autre personne avec laquelle cet oniroscope ne serait pas en rapport. — (« Suite du discours préliminaire pour les troisième et quatrième tomes des archives du magnétisme animal, ou exposition critique du système de la doctrine mystique des magnétistes » , dans les Archives du magnétisme animal, publiées par M. le Baron d'Hénin de Cuvilliers, tome 3, année 1822, n° 7, Paris : chez Barrois l'ainé, chez Belin-le-Prieur, chez Treuttel & Vurtz, & chez Delaunay, 1822, p. 162)
    • Saint Grégoire de Nysse, adversaire des Oniroscopes, ne voyait dans les songes qu'un ébranlement passager des facultés de l'âme, dû à un souvenir des émotions qu'on venait de ressentir, et il comparait poétiquement l'esprit de l'homme agité par un rêve à la corde de la harpe qui vient de jeter un son et qui vibre encore lorsque le son s'est évanoui. — (Ferdinand Denis, « Sciences occultes », dans Le Moyen-âge et la Renaissance, tome 2 : Histoire et description des mœurs et usages, du commerce et de l'industrie, des sciences, des arts, des littératures et des beaux-arts en Europe, dirigé par Paul Lacroix & Ferdinand Seré, Paris, 1849)
    • En rentrant dans le monde des héros d'Homère, on rencontre l’oniroscope Eurydamas, lequel n'est cité qu'une fois, et en passant, dans l’Iliade. — (Auguste Bouché-Leclercq, Histoire de la divination dans l'antiquité, tome 2 : Les sacerdoces divinatoires : Devins, chresmologues, sibylles, oracles des dieux, Paris : chez Ernest Leroux, 1880, p. 51)

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun 2[modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
oniroscope oniroscopes
\o.ni.ʁɔs.kɔp\

oniroscope \o.ni.ʁɔs.kɔp\ masculin

  1. (Peinture) Sorte de tableau, générateur d'images psychédéliques.
    • C'est tracasser bien des mycologies pour se procurer quelques visions. Quand il suffit de l’oniroscope. Il a été inventé récemment par Mme Fièvre, Yolande Fièvre. L’oniroscope est un générateur d'images, une tentative, dit Mme Fièvre, de réorganisation du Cosmos ; une toile qui bouge, qui remue, qui ne tient pas en place ; qui se succède, se précède, se multiplie au même instant. Qui coule comme une cascade, qui monte comme un nuage, qui se disperse, se reforme, s'évapore et ne s'évanouit jamais. — (Alexandre Vialatte, « La Saison », dans La Nouvelle revue française, n° 61, 1958, p. 179)
    • Réquichot était très ami avec Yolande Fièvre, qui fréquentait beaucoup ma librairie en ce temps-là et dont Jean Paulhan devait vanter les Oniroscopes, inquiétants tableaux faits de sablon et changeants, quand on les agite, comme les rêves ou les nuages. — (Marcel Béalu, Le chapeau magique, tome 2 : Porte ouverte sur la rue, Éditions Belfond, 1981)
  2. (Science-fiction) Sorte d'appareil qui enregistrerait les rêves.
    • L’oniroscope. Il avait acheté ce fameux appareil au succès grandissant, qui enregistrait les rêves des gens. On pouvait, en le connectant avec un téléviseur ou un ordinateur, regarder ce qu'on avait rêvé pendant la nuit. — (Gyrdir Eliasson, Entre les arbres, traduit de l'islandais par Robert Guillemette, Paris : Books éd., 2012)
    • Malheureusement, le temps réel – toujours enregistrable sur machine – et le temps subjectif – souvent remémorable et restituable après réveil – du rêve sont deux chronologies neurophysiologique et psychologique que nous ne pouvons pas encore discerner objectivement et convenablement par voie expérimentale. Le lecteur se rappellera ici du « rêve » de l'auteur à propos du désir de pouvoir un jour construire l’oniroscope. — (Christian Beaubernard , « Quels enseignements peut-on tirer de l'étude des rêves ? », part. 3 de Rêves récurrents : Voie royale pour l'étude et l'explication des rêves ; A propos d'un enfant, Éditions Publibook Université, 2009, p. 93)

Voir aussi[modifier le wikicode]