ouaille

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

De l’ancien français oeille (« brebis »), du bas latin ovĭcŭla, diminutif de ovis (« brebis »).

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
ouaille ouailles
\waj\

ouaille \waj\ féminin

  1. (Vieilli) Brebis.
  2. (Figuré) (Au pluriel) Les chrétiens par rapport à leur pasteur, à leurs supérieurs spirituels.
    • Les temps étaient bien changés, mais de ferventes ouailles s’étaient prosternées devant la statue, avaient renoué les liens rompus par les ans, capté, en quelque sorte, la Vierge dans un filet de prières […]. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • D’autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d’honnête homme, […]. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • En 1545, l’évêque de Strasbourg interdit à ses ouailles de contracter des prêts hypothécaires chez des juifs. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Intérieurement, le prêtre se réjouissait : il allait regrouper ses ouailles pas tellement impies, en vérité. (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  3. (Par extension) (Au pluriel) Personnes dont on a la charge.
    • Oui, berger, comme votre Révérence, comme le roi, notre maître, ou comme notre saint-père le pape, sauf que mes ouailles sont des lapins. (Charles Deulin, Manneken-Pis,)
    • Excusez-moi, il faut que je m’occupe de mes ouailles, nous dit l’institutrice.

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Homophones[modifier]

Références[modifier]