paralyser

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

→ voir paralysie et de -iser

Verbe [modifier le wikicode]

paralyser \pa.ʁa.li.ze\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se paralyser)

  1. (Médecine) Frapper de paralysie.
    • Elle souffrait d'une maladie dont elle avait bien cru mourir. Tout son côté droit avait été paralysé. Elle n'avait qu'une moitié d'elle en ce monde quand l'autre lui était déjà étrangère. — (Albert Camus, L’Envers et l'Endroit, Gallimard, 1958, p.37)
  2. (Par extension) Forcer l'immobilisation.
    • Jogging sur la High Line avant que la chaleur ne nous paralyse. — (Dominique Lebel, L'entre-deux-mondes, Montréal, Boréal, 2019, p. 85)
  3. (Figuré) Rendre nul ; frapper d’inertie ; neutraliser.
    • Pour être heureux dans ce monde, il y a des côtés de son âme qu'il faudrait entièrement paralyser. — (Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes)
    • Dans toutes les Bourses de la terre, ce fut une avalanche de titres que les porteurs voulaient vendre ; les banques suspendirent leurs paiements, les affaires furent paralysées et cessèrent ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 288 de l’éd. de 1921)
    • La torpeur qui paralysait son cerveau lui procurait trop de bien-être pour qu'il tentât de la chasser. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Sans les camionneurs, l’économie brésilienne serait paralysée. Sur les routes en bon état de Rio, de Sâo Paulo ou de Belo Horizonte, les camions circulent par milliers, tous les jours ; […]. — (Marcos Vinícios Vilaça, Sociologie du camion: le camion et son chauffeur au Brésil, page 45, L'Harmattan, 2003)
    • Élevées au contact des animaux, initiées dès leur plus jeune âge aux « mystères du sexe », elles n’étaient pas paralysées par la pudeur : elles étaient franches du collier. — (Alain Derville, Quarante générations de Français face au sacré: essai d'histoire religieuse de la France (500-1500), p.245, Presses Universitaires du Septentrion, 2006)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Prononciation manquante. (Ajouter)

Références[modifier le wikicode]