pasteur

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Voir aussi : Pasteur

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(1238) Du latin pastor (« berger, pâtre, personne qui fait paître les troupeaux »).

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
pasteur pasteurs
/pas.tœʁ/
Jésus en pasteur.

pasteur /pas.tœʁ/ masculin

  1. Berger ; pâtre. — (Vieilli) ne se dit qu’en parlant des peuples anciens et dans le style poétique.
    • Mais il regarda en vain dans les prairies environnantes, il n'y trouva ni la petite Marie ni le petit Pierre : il était pourtant l'heure où les pasteurs sont aux champs. Il y avait un grand troupeau dans une chôme ; il demanda à un jeune garçon, qui le gardait, si c'étaient les moutons de la métairie des Ormeaux.
      - Oui, dit l'enfant.
      - En êtes-vous le berger ? est-ce que les garçons gardent les bêtes à laine des métairies dans votre endroit ?
      - Non. Je les garde aujourd'hui parce que la bergère est partie : elle était malade.
      (George Sand, La Mare au Diable, 1846)
    • Dans ce monde de pasteurs, la femme n'a nullement la vie serve qu'elle mène dans celui de chasse et de guerre. (Jules Michelet, Bible de l'Humanité, 1876, p.29)
    • Quand Romulus voulut fonder Rome, il assembla les pasteurs de la contrée.
  2. (Figuré) Celui qui exerce une autorité paternelle sur un peuple ou sur un groupe humain. — On l’applique à Jésus-Christ, mais aussi aux curés de paroisse, et surtout aux évêques.
    • Le Bon Pasteur ramène les brebis égarées au bercail.
    • Un pasteur doit avoir soin de ses ouailles.
    • Se pourrait-il que lui, prêtre, pasteur d’âmes, s’oubliât à proférer des paroles imprudentes, des mots qui pourraient choquer ces oreilles innocentes, éveiller des pensers mauvais. ( Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Homère appelle les rois les pasteurs des peuples.
    • (Écriture sainte) « Les brebis connaissent la voix du pasteur »
  3. (Absolument) Ministre protestant. — Dans ce sens il admet pour féminin pasteure ou reste tel quel.
    • Elle a étudié la philosophie tibétaine pour devenir pasteur.
    • Témoignage d'une pasteure luthérienne devenue évêque, en couple avec une journaliste.
    • Je n'avais jamais pénétré dans un temple. C'est un endroit terrible. Ici les larmes mêmes n'osent surgir, de peur d'être instantanément congelées.
      Son corps maigre émergeant d'une espèce de chaire roulante, dans son bizarre accoutrement de vénérable de quelque loge maçonnique, le pasteur Silbermann parla. De l'Écriture, je ne sais pourquoi, il avait pris pour thème l'épisode de la fille de Jephté. Rien ne convenait moins à la mémoire de la défaillante morte que le rappel du sacrifice de cette morne et dure juive.
      Une demi-heure, avec toute l'ardeur que pourrait avoir un professeur de mathématiques démontrant les trois cas d'égalité des triangles, le pasteur parla.
      (Pierre Benoit, Kœnigsmark, 1918)
    • La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. (Jean d'Ormesson , C'est une chose étrange à la fin que le monde , 2010)

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Du patronyme de Louis Pasteur dérivent :

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Adjectif[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
pasteur pasteurs
/pas.tœʁ/

pasteur /pas.tœʁ/ masculin

  1. Qui mêne un groupe d’hommes, un peuple.
    • Les rois pasteurs.
    • Les peuples pasteurs.

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]