physiognomonie

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1565)  [1] Du latin physiognomonia, issu du grec ancien φυσιογνωμονία, physiognomônía (« art de juger quelqu'un d'après son air »), composé de φύσις, phýsis (« nature, manière d'être ») et γνώμων, gnômon (« qui connaît, discerne »).  [2]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
physiognomonie physiognomonies
\fi.sjo.ɡnɔ.mɔ.ni\

physiognomonie \fi.sjo.ɡnɔ.mɔ.ni\ féminin

  1. Étude du caractère à partir des traits du visage → voir physionomie.
    • La physiognomonie est une science conjecturale; c'est un art difficile.
    • Aristote passe pour être le père de la physiognomonie.
    • Son menton et le bas de son visage étaient un peu gras, dans l'acception que les peintres donnent à ce mot, et cette forme épaisse est, suivant les lois impitoyables de la physiognomonie, l'indice d'une violence quasi morbide dans la passion. — (Balzac, Le Curé de village, 1839).
    • Chaque homme a une science immédiate et intuitive de la physionomie, et une pathognomonique à lui ; cependant les uns saisissent plus facilement que les autres cette signatura rerum. Mais une connaissance in abstractos de la physiognomonie ne peut ni constituer une science, ni s’enseigner comme telle; car les nuances en sont si fines, que le concept ne peut descendre jusqu’à elles. (…) Je suis, par conséquent, d’avis que la physiognomonie ne peut aller bien loin, si elle veut rester sûre; elle doit se borner à formuler quelques règles très générales, par exemple : c’est dans le front et dans l’œil que réside l’intelligence ; c’est dans la bouche et dans la partie inférieure du visage que se trahissent et le caractère et les manifestations du vouloir. — (Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, I, § 6, 1859, trad. Burdeau, 1912)
    • Jadis, la passion de la physiognomonie eût peut-être poussé un Gall à disséquer les cerveaux de champions d’échecs d’une telle espèce pour voir si la matière grise de pareils génies ne présentait pas une circonvolution particulière qui la distinguât des autres, une sorte de muscle ou de bosse des échecs. — (Stefan Zweig, Le Joueur d’échecs, 1943, trad. Jacqueline Des Gouttes, 1944)
    • La guerre permettait de réaffirmer et de mettre en pratique les stéréotypes tenaces qui voulaient que « l’habileté native » du Vietnamien le destine au travail d’usine ; les circulaires de la Direction des troupes coloniales constituent de véritables traités de physiognomonie. — (Mireille Le Van Ho, Des Vietnamiens dans la Grande Guerre : 50 000 recrues dans les usines françaises, 2014, page 108)
  2. Traité qui a cette matière pour sujet.
    • La Physiognomonie de Lavater (1778) a fortement inspiré Balzac, Maupassant et Zola.
    • La Physiognomonie de Lavater a créé une véritable science, qui a enfin pris place parmi les connaissances humaines; car, si, d'abord, quelques doutes, quelques plaisanteries accueillirent l'apparition de ce livre, depuis, le célèbre docteur Gall vint par sa belle théorie du crâne, achever et compléter le système du Suisse. — (Balzac, Physiologie du mariage, 1829)

Dérivés[modifier le wikicode]

Synonymes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]