potis

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Latin[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De l’indo-européen commun *pótis[1] (« maître de maison, époux »), qui donne le grec ancien πόσις, pósis (« époux »), δεσπότης, despótês (« maitre de maison »), le sanscrit पति, pati (« maitre, époux »). Au latin hospes (« hôte ») correspond le protoslave *gospodü, qui donne le tchèque Hospodin (« Seigneur Dieu »), le bulgare, господар gospodar (« maître »), le russe господин gospodin (« monsieur »), le polonais gospód (« seigneur, maître »).
Le Dictionnaire étymologique latin[2] explique :
Potis est un mot invariable. Il peut s’employer avec un sujet appartenant au genre neutre ou appartenant au pluriel. D'autre part, pote s’emploie avec un sujet du masculin. Pote n’est donc pas le neutre de potis : il est avec ce dernier dans le même rapport que mage avec magis, c'est-à-dire que le \s\ final étant tombé, le \i\ s’est transformé en \e\. C’est ce mot invariable dont l’origine et la valeur grammaticale sont obscures, qui s’est accolé au verbe sum, pour faire possum (« pouvoir »). Potens est le participe présent d’un inusité *potere. Il a donné aussi potes-tas, pour *potens-tas. L’adverbe pote, qu’on trouve dans les locutions ut pote, qui pote, sert à renforcer le mot puis, étant employé comme enclitique, il s’est abrégé en -pte : meopte, tuapte, suapte joint également aux pronoms personnels. Joint au pronom is, id, cet adverbe -pte a fait -pse et a donné ipse (pour le changement de \pt\ en \ps\ voyez le verbe labor qui fait lapsus.

Adjectif [modifier le wikicode]

potis \Prononciation ?\ indéclinable, comparatif : potior, potius, superlatif : potissimus

  1. Puissant, qui peut.
    • potis est = potest = il est possible

Composés[modifier le wikicode]

Dérivés[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Julius PokornyIndogermanisches etymologisches Wörterbuch, 1959 → consulter cet ouvrage
  2. Michel Bréal et Anatole BaillyDictionnaire étymologique latin, Hachette, Paris, 1885 → consulter cet ouvrage