prélart

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1670) D’origine obscure, pourrait constituer, selon Pierre Guiraud, un dérivé de prêler (« récurer, frotter, polir avec la tige noueuse de la prêle »).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
prélart prélarts
\pʁe.laʁ\

prélart \pʁe.laʁ\ masculin

  1. Bâche goudronnée dont on se sert pour préserver de l’eau des marchandises, des embarcations, des voitures, etc.
    • Le sol était couvert de tentes, de prélarts, de cahutes, de baraques en terre. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
    • […] sur la route même dans un épais nuage de poussière rousse, voitures, charrettes, tramways se suivaient, ou se croisaient en files serrées ; et sur celles de ces charrettes qui avaient des bâches ou des prélarts l’inscription qui l’avait déjà frappée à la barrière de Bercy se répétait : « usines de Maraucourt, Vulfran Paindavoine ». — (Hector Malot, En famille, 1893)
    • Les équipes […] se précipitent pour tendre les prélarts, ces immenses et lourdes bâches vertes destinées à protéger l'herbe de l'humidité. — (Jeux et sports, 1967, page 1379)
  2. (Marine) Laizes de toile à voile souple, cousues ensemble puis goudronnées destinées à couvrir les panneaux d'une écoutille et empêcher l'accès de l'eau dans les entreponts ou la cale d'un navire.
    • À l’avant du paquebot, nombreux passagers, […], – de pauvres diables, enfin, étendus sur les dromes, contre les parois, le long des prélarts. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Si c'est un gentleman il ira dormir sous un prélart, répliqua «la petite dame», et avant qu'on put l'en empêcher, elle avait grimpé l'échelle pendillante, avec une agilité de marsouin consommé. — (Jean Ray, Harry Dickson, On a volé un homme !, 1932)
  3. (Québec) Linoléum.
    • Et puis le bal se continue
      Sur le prélart ciré du salon
      Avec les mon oncle, les ma tante
      Qui dansent au son de l’accordéon.
      — (chanson Pépère Moïse, Mémère Agnès, Georges Dor, album Les grands succès de Georges Dor, 1972)
    • Les gouttes qui constellent ses jambes lisses glissent douces jusqu'au prélart, roulent grossir les îles où baignent ses pieds. — (Réjean Ducharme, L'hiver de force, Gallimard, 1973, page 48)
    • […] décontenancée par la fraîcheur surprenante du prélart à larges fleurs vertes et jaunes. — (Louise Tremblay-D'Essiambre, Queen Size, Guy Saint-Jean, page 12)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]