proscription

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Siècle à préciser) Du latin proscriptio.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
proscription proscriptions
\pʁɔs.kʁip.sjɔ̃\

proscription \pʁɔs.kʁip.sjɔ̃\ féminin

  1. (Antiquité) Condamnation à mort sans forme judiciaire, et qui pouvait être mise à exécution par quelque particulier que ce fût.
    • … ce système devait, de guerre en guerre, de proscription en proscription, de servitude en servitude, aboutir vers la fin à une dépopulation effroyable. — (Jules Michelet, Histoire de France, tome I, A. Lacroix et Cie, Paris, 1880, p. 99)
  2. Action de proscrire une personne, bannissement.
    • Quelques uns, anciens massacreurs de la Saint-Barthélémy, ou bien descendants de ces bouchers qui avaient dominé Paris en 1413, ne voyait d'autre voie pour arriver à cette solution que le systèmes du duc d'Albe, les échafauds et les proscriptions. — (Théophile Lavallée; Histoire des Français, 1863)
    • […]: les protestants s'organisèrent militairement partout où cela leur était possible; ils faisaient des expéditions en pays catholiques, expulsant les prêtres, introduisant le culte réformé et promulguant des lois de proscription contre les papistes. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p.17)
    • Staline s'était signalé par des proscriptions impitoyables : découvertes de complots, exécutions d'agents de l'ennemi, épurations à coup de révolver. — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
    • Par ailleurs, on sait que les juifs français qui s'établirent en Italie, à la suite des proscriptions du XIVe siècle, continuèrent d'écrire en français. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  3. Abolition, suppression, interdiction.
    • Cette proscription n'était pas celle qu'une femme aimante frappe sur le monde entier au profit d'un seul être ; elle sait alors rire et plaisanter. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Les jésuites excitèrent la Sorbonne contre Descartes, et l'on demanda la proscription de sa philosophie, d'abord au parlement, qui refusa d'intervenir; ensuite au conseil du roi, qui la proscrivit en effet. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)

Traductions[modifier]

Traductions à trier[modifier]

Références[modifier]

Anglais[modifier]

Étymologie[modifier]

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Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
proscription
\Prononciation ?\
proscriptions
\Prononciation ?\

proscription

  1. Défense, interdiction, prohibition.

Synonymes[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier]

Voir aussi[modifier]