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prytanée

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : Prytanée
Du grec ancien πρυτανεῖον, prutaneĩon (« prytanée »).
SingulierPluriel
prytanée prytanées
\pʁi.ta.ne\

prytanée \pʁi.ta.ne\ masculin

  1. (Antiquité) (Construction) Édifice qui était destiné à l’habitation des prytanes et qui servait encore à d’autres usages civils et religieux, dans la Grèce antique.
    • La plupart des villes considérables de la Grèce avaient leur prytanée.
    • Chez les Athéniens, on entretenait dans le prytanée les citoyens qui avaient rendu des services importants ou qui avaient remporté des prix aux jeux olympiques.
  2. (Histoire) Maison d’instruction publique, avant le rétablissement de l’université.
    • Il avait été élevé au prytanée.
    • Mes deux plus jeunes frères étaient élevés au prytanée français. Cet établissement possédait un vaste parc et une belle maison de campagne au village de Vanves, non loin des rives de la Seine, et dans la belle saison, les élèves allaient y passer les quelques jours de vacances. — (Marcellin Marbot, Mémoires du Général Baron de Marbot, tome I, E. Plon, Nourrit et cie., 1891, page 163 → lire en ligne)
  3. (Militaire) (France) Lycée militaire.
Peu de noms masculins se terminent par -ée en français. Hormis prytanée, il s’agit de : Alcée, Alphée, Amédée, androcée, apogée, athée (épicène), athénée, Athénée, Borée et borée, caducée, camée, Céphée, cicisbée, Circée, Colisée, Colossée, conopée, coryphée (épicène), Cychrée, écomusée, Élysée et élysée (adjectif épicène), Empyrée et empyrée, Énée, érythrée (adjectif épicène), Eunée, Galilée, gynécée, hyménée, hypogée, Irénée, Lénée, lépidostée, lépisostée, Lycée et lycée (adjectif épicène et nom), Macchabée et macchabée, mausolée, Morphée, Musée et musée, Nérée, nymphée, odée, Odyssée, Œnée, Orphée, périgée, périnée, Persée, Phinée, (Le) Pirée, pongée, propylée, Protée et protée, Prytanée, Ptolémée, pygmée (épicène), Pyrénée et pyrénée (adjectif épicène), romanée, scarabée, sigisbée, spondée, tarpée (adjectif épicène), Thaddée, Thésée, Timothée, trochée, trophée, vosne-romanée et zée.
La plupart de ces mots sont issus d’emprunts latins d’origine grecque se terminant par -eus (< -ευς ; par exemple, Thésée), -ēus/-ēum (< -ειος/-ειον ; par exemple, lycée [adjectif] / lycée/Lycée [noms]), -æus/-æum (< -αιος/-αιον ; par exemple, pyrénée/Pyrénée) ou plus rarement -ius/-ium (< -ιος/-ιον ; par exemple, élysée/Élysée).
Les mots issus de termes latins en -āneus (suffixe proprement latin, formé de -ānus + -eus), comme méditerrané, momentané ou spontané, s’écrivent désormais avec la terminaison -ané. Le Dictionnaire de l’Académie française écrivit ces derniers mots avec -anée dans ses quatre premières éditions avant d’adopter la graphie actuelle à partir de la cinquième édition.

Prononciation

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Références

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