queue-de-renard

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : queue de renard

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

 Composé de queue et de renard, en relation avec la forme de la plante ou du conduit.
Pour la vomissure → voir renarder.
Pour les emplois techniques → voir goupillon, goupillière et renardière.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
queue-de-renard queues-de-renard
\kø də ʁə.naʁ\

queue-de-renard \kø də ʁə.naʁ\ ou \kø dʁə.naʁ\ féminin

  1. (Art) (Vieilli) Sorte de ciseau à deux biseaux, servant à percer des trous.
  2. (Art) (Vieilli) La queue même d'un renard que les doreurs employaient pour appliquer les feuilles d’or ou d’argent.
  3. (Botanique) Vulpin.
    • On a donné à ce genre de graminées la dénomination de vulpin, ou queue-de-renard, qui répond au mot grec latinisé alopecurus , à cause de la ressemblance qu’on a cru remarquer entre la forme de leurs épis allongés, velus et cylindriques, et celle de la queue de cet animal.— (Nouveau cours complet d’agriculture théorique et pratique, ou Dictionnaire raisonné et universel d’Agriculture, tome 14 (Ser-Suc), Paris : chez Deterville, 1823, page 335)
  4. (Jardinage) Espèce ornementale d’amarante, Amaranthus caudatus.
  5. (Agriculture) Espèce d’amarante jadis cultivée pour son grain, Amaranthus cruentus.
  6. Synonyme de mélampyre des champs (Melampyrum arvense).
    • La Mélampyre des champs, autrement appelée blé de vache, rougeole, queue de renard , queue de loup, rougette, herbe rouge, rouge-herbe, cornette, mahon, qui est annuelle, souvent très rameuse , rougeâtre , haute d’un pied ; ses feuilles sont sessiles, lancéolées et très longues ; ses fleurs rougeâtres, tachetées de jaune, et les bractées dentées. — (Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture théorique et pratique, Pourrat frères, 1837, vol. 14, p. 51)
  7. Synonyme de trèfle à feuilles étroites.
  8. Prêle des champs (Equisetum arvense).
    • Pour obtenir cette craie en poudre très-fine, on la frotte sur des tiges de prêle ou queue de renard : ensuite on la tamise à travers un tamis de soie à tambour, dont l’intérieur est garni de quatre toiles de soie qui se succèdent par autant de degrés de finesse dans leur tissu. — (« Craie de Briançon », dans le Nouveau dictionnaire général des drogues simples et composées de Lemery, revu et corrigé par Simon Morelot, tome 1 (A-Lys) Paris : chez Rémont, 1807, p. 433)
  9. (Botanique) Comportement du développement dans l’eau des racines d’une plante de façon très allongée et très divisée.
    • Des racines en queue-de-renard.
  10. (Vieilli) Trace de vomissure.
  11. (Technique) Conduit du four sidérurgique selon le procédé catalan, pour évacuer le laitier.
    • Pour écouler le laitier, qui s’accumulait à la partie supérieure (étant plus léger que le fer), le fondeur avait ménagé, à hauteur convenable, un conduit appelé queue de renard, d’où le nom de renardière ou goupillière, donné à ce genre de four qui permettait d’obtenir directement le fer à partir du minerai et sans passer par la fonte. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
  12. (Fontainerie) (Vieilli) Longue traînasse de racines qui entrent dans les tuyaux de conduite et les engorgent, et qu’on en retire au moyen d’une sonde à tire-bourre.

Variantes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Adjectif [modifier le wikicode]

queue-de-renard \kø.də.ʁə.naʁ\ invariable

  1. De la couleur rouge sombre de l'amarante. #91283B

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]