résignation

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Voir aussi : resignation, Resignation

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin médiéval resignatio.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
résignation résignations
\ʁe.zi.ɲa.sjɔ̃\

résignation \ʁe.zi.ɲa.sjɔ̃\ féminin

  1. (Droit) Abandon en faveur de quelqu’un.
    • Il a fait cession et résignation de tous ses droits à son frère.
  2. Action de résigner un office, une charge.
    • La résignation d’un archevêché.
  3. (Droit canon) Démission d’un bénéfice dans les mains du collateur ou du pape.
    • Résignation pure et simple. Résignation forcée.
  4. (Figuré) (Plus courant) Action de se résigner.
    • Aussi, devant le danger qu'elles prévoyaient en ce moment, demeurèrent-elles muettes et passives, ne connaissant d'autre défense que la résignation chrétienne. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
    • Elle lut sur le visage presque féminin du jeune anglais les pensées profondes, les mélancolies douces, les résignations douloureuses dont elle-même était la victime. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Sérieuse et triste comme toujours, enveloppée dans sa résignation et dans son rêve, elle dansait, pour ces hommes dont elle serait la proie dès la fermeture du bouge. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
    • Et la rue retomba dans le demi-silence, la torpeur, la résignation qu'une descente de police laisse toujours derrière elle. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Il sentait couler dans ses veines toute la sanie des rêves impuissants, des appétences infécondes, et sur son échine s'appesantissait le fardeau de la résignation et de la timidité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 27)

Synonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Références[modifier]